SALUT AU VOYAGEUR
Là-bas, sur la route poudreuse Qu'illumine un premier rayon, Sifflant une chanson joyeuse, S'avance un jeune compagnon.
Il va, tâche souvent bien lourde, Chercher ce trésor : le savoir; Puisant la force dans sa gourde, Dans ses vingt ans puisant l'espoir.
Ou sur la terre, ou dans l'espace Le suivant des yeux et du cœur, J'aime à saluer, quand il passe, Le voyageur !
Rêveur, sur la haute falaise, Où viennent se briser les flots, J'aime à contempler à mon aise Ces rudes et vieux matelots