‹ Chansons et toastsChapitre 85 sur 100 · COUPLETS AU CAVEAU · texte numérisé non relu

COUPLETS AU CAVEAU

Quand le Caveau fraternel (Ah ! grâces lui soient rendues !] T'attend, humble ménestrel, Viens à lui les mains tendues.

Il aurait pu choisir mieux; Les rêveurs sont ennuyeux.

Musette, ma musette, Au Caveau faisons risette.

Dans la maison où Panard A laissé son large rire, Rimeur morose et sans art, Que feras-tu de ta lyre ?

Du Caveau tu n'as d'abord L'esprit, ni le... coffre-fort.

Musette, ma musette, Au Caveau faisons risette.

IÔO CHANSONS

Maitenant que te voilà Membre en cette académie, Ingrat, vas tu-laisser là La Lice, ta vieille amie?

Elle t'a fait plus d'un trait, Mais bah! qui donc est parfait ?

Musette, ma musette, Au Caveau faisons risette.

Servir deux sociétés C'est courtiser deux maîtresses :

Or, comment des deux côtés Prodiguer mêmes tendresses ?

Les aimer en même temps?

Oui... Mais, où sont nos vingt ans?

Musette, ma musette, Au Caveau faisons risette.

A tes modestes refrains On fait des honneurs peu minces.

Peste ! Il te faut pour parrains (*) Plus que des maîtres, des princes ; J'entends princes du couplet.

Ton bonheur est donc complet,

Musette, ma musette, Au Caveau faisons risette.

(*) Gustave Nadaud, Emile Bourdelin, président du Caveau.

Page 1