COUPLETS AU CAVEAU
Quand le Caveau fraternel (Ah ! grâces lui soient rendues !] T'attend, humble ménestrel, Viens à lui les mains tendues.
Il aurait pu choisir mieux; Les rêveurs sont ennuyeux.
Musette, ma musette, Au Caveau faisons risette.
Dans la maison où Panard A laissé son large rire, Rimeur morose et sans art, Que feras-tu de ta lyre ?
Du Caveau tu n'as d'abord L'esprit, ni le... coffre-fort.
Musette, ma musette, Au Caveau faisons risette.
IÔO CHANSONS
Maitenant que te voilà Membre en cette académie, Ingrat, vas tu-laisser là La Lice, ta vieille amie?
Elle t'a fait plus d'un trait, Mais bah! qui donc est parfait ?
Musette, ma musette, Au Caveau faisons risette.
Servir deux sociétés C'est courtiser deux maîtresses :
Or, comment des deux côtés Prodiguer mêmes tendresses ?
Les aimer en même temps?
Oui... Mais, où sont nos vingt ans?
Musette, ma musette, Au Caveau faisons risette.
A tes modestes refrains On fait des honneurs peu minces.
Peste ! Il te faut pour parrains (*) Plus que des maîtres, des princes ; J'entends princes du couplet.
Ton bonheur est donc complet,
Musette, ma musette, Au Caveau faisons risette.
(*) Gustave Nadaud, Emile Bourdelin, président du Caveau.