LE CHATEAU DE MAZELINE
A la mémoire de J. Rousset.
Sur les bords de la Seine,'
Des vents abrité, Je sais un vieux domaine
Tout plein de gaîté.
Les pinsons, les fauvettes, Leurs frères, les poètes, Donnent là grandes fêtes
Quand revient l'été.
Au flanc de la colline Est l'heureux séjour;
Un grand bois le domine Et s'étend autour.
Quand on entre au village, Ce riant ermitage Semble dire au passage :
Voyageur, bonjour!
Là, paisible et limpide, Loin du vieux Paris, La rivière dévide
Son long ruban gris; L'hirondelle avec grâce Frôle la vague, passe, Monte et jette à l'espace Ses plus joyeux cris.
De ce séjour aimable L'hôte, homme parfait,
Soigne cuisine et table; Tout marche à souhait.
Qu'il est beau dans sa gloire,
Alors qu'il verse à boire!...
Si ce n'est pas Grégoire, C'est tout son portrait.
Là, le vin, c'est hotoire, Vin célèbre ou non,
N'a, pour se laisser boire, Besoin d'un grand nom.