‹ ChansonsChapitre 93 sur 201 · CHANSON PERSANE · texte numérisé non relu

CHANSON PERSANE

Ce n'était pas le jour encore ; Ce n'était plus la nuit déjà ; Je voyais s'élargir l'aurore Dans le jardin de Téhadjà.

Les rossignols , sous la feuillée, De l'aube fuyant le retour.

Charmaient la nature éveillée Par le dernier chant de l'amour.

Les fleurs humides de rosée Se relevaient de leur sommeil , Et prenaient leur teinte irisée En se tournant vers le soleil.

La source, miroir des étoiles, Ne peignait plus le ciel chan^jeant , Et, comme une vierge sans voiles, Laissait voir son sable d'argent.

Et je pensai lors h ma belle :

Rossignols, vos chants sont moins doux ; Fleurs, vous ne brillez pas comme elle; Source, elle est plus pure que vous.

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