‹ Chansons inéditsChapitre 49 sur 61 · COMPLAINTE DES DIX CENTIMES · texte numérisé non relu

COMPLAINTE DES DIX CENTIMES

Air : Tu l'en vas et tu nous quittes.

Il était un vieux bonhomme Du temps d'Hérode l' Ancien.

Il avait habité Rome , Et passait pour bon païen :

Ses amis les moins intimes S'assemblaient pour l'écouter.

En voilà pour dix centimes.

Laissez-moi vous raconter...

Qu'il était une matrone Aussi vieille que le vieux; Elle avait une couronne, Des éciis et des aïeux.

A des noces légitimes Ils daignèrent s'inviter.

En voilà pour dix centimes.

Laissez-moi vous raconter...

CHANSONS INEDITES.

-Qu'il était iin roi d'Espagne Non élu par les cortès Qui désirait pour compagne Prendre Fernanda Cortez.

Il Ini dit : « Si tu m'estimes, Tu n'as rien à souhaiter. »

En voilà pour dix centimes. Laissez-moi vous raconter...

Qu'il était un fils de France Qui vit encore aujourd'hui, Qui nourrissait l'espérance De rentrer enfin chez lui.

Alors nous y consentîmes Pour le mieux persécuter.

En voilà pour dix centimes.

Laissez-moi vous raconter...

Qu'il était une cohorte

De gens prêts à se montrer.

Mais quand elle ouvrit la porte.

Il ne voulut pas entrer.

Ses amis furent victimes

De leur zèle à l'exciter.

En voilà pour dix centimes.

Laissez-moi vous raconter...

I^u'il était des imbéciles (On en rencontre partout)

GUSTAVE NADAUD

Qui dans ces rimes faciles N'avaient rien compris du tout.

Lisez le journal the Times; Vous y pourrez constater...

En voilà pour dix centimes.

Je n'ai plus rien à conter.

CHANSONS IXEDITES.

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