COMPLAINTE DES DIX CENTIMES
Air : Tu l'en vas et tu nous quittes.
Il était un vieux bonhomme Du temps d'Hérode l' Ancien.
Il avait habité Rome , Et passait pour bon païen :
Ses amis les moins intimes S'assemblaient pour l'écouter.
En voilà pour dix centimes.
Laissez-moi vous raconter...
Qu'il était une matrone Aussi vieille que le vieux; Elle avait une couronne, Des éciis et des aïeux.
A des noces légitimes Ils daignèrent s'inviter.
En voilà pour dix centimes.
Laissez-moi vous raconter...
CHANSONS INEDITES.
-Qu'il était iin roi d'Espagne Non élu par les cortès Qui désirait pour compagne Prendre Fernanda Cortez.
Il Ini dit : « Si tu m'estimes, Tu n'as rien à souhaiter. »
En voilà pour dix centimes. Laissez-moi vous raconter...
Qu'il était un fils de France Qui vit encore aujourd'hui, Qui nourrissait l'espérance De rentrer enfin chez lui.
Alors nous y consentîmes Pour le mieux persécuter.
En voilà pour dix centimes.
Laissez-moi vous raconter...
Qu'il était une cohorte
De gens prêts à se montrer.
Mais quand elle ouvrit la porte.
Il ne voulut pas entrer.
Ses amis furent victimes
De leur zèle à l'exciter.
En voilà pour dix centimes.
Laissez-moi vous raconter...
I^u'il était des imbéciles (On en rencontre partout)
GUSTAVE NADAUD
Qui dans ces rimes faciles N'avaient rien compris du tout.
Lisez le journal the Times; Vous y pourrez constater...
En voilà pour dix centimes.
Je n'ai plus rien à conter.
CHANSONS IXEDITES.