‹ ChansonsChapitre 17 sur 55 · LES ROIS · texte numérisé non relu

LES ROIS

Air : Dans la paix et l’innocence.

Pa r moi , je le sens d’avance , Les rois seront mal traites;

Car la moindre négligence Insulte à leurs majestés.

Bon Panard, toi seul es l’homme Dont l’esprit de bon aloi Nous eût, en vrai gastronome, Offert un morceau de roi.

Accourez , vous que dévore Le besoin de dominer;

L’heureux jour qui vient d’éclore Pourra tous vous couronner.

Enfin , vos sublimes rêves S’accompliront une fois;

Car uu seul boisseau de fèves Va peupler Paris de rois. (ôâ.)

La grandeur enivre et gâte Le cœur de maints potentats ;

Les nôtres, de bonne pâte,

Sont chéris dans leurs états;

Et simples en leur langage ,

Tous ces monarques bourgeois

Conviennent que sans Lesage

Ils n’auraient pas été rois. {bis.')

Au plaisir toujours fidèles ,

Ils ont pour trône un tonneau ,

Des pâtés pour citadelles,

Pour arsenal un caveau.

Ces princes, au bruit des verrçs Faisant leurs plus beaux exploits ,

Sont dans leurs petites guerres

Gais comme de petits rois. {bis.)

Jour célébré d’âge en âge,

Qu’on voit trop tôt s’écouler,

Les français, par leur courage Ont su te renouveler.

Gmb convives de la gloire , INtfrguerriers ont mille fois Au banquet de la victoire Mangé le gâteau des rois.

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