‹ ChansonsChapitre 49 sur 55 · A M. DE PUS · texte numérisé non relu

A M. DE PUS

Air : Ronde de la Ferme et le Château.

De quoi te plains-tu , cher confrère ?

Dis-moi, que peux-tu regretter?

Est-ce l’aveugle aventurière Qui se plaît à nous tourmenter ?

Il te reste une autre fortune, ‘Plus sûre et jamais importune...

N’as-tu pas la santé ,

La gaîté?

Voilà l’apanage

Du sage. m

Les ennuis , les soucis t’ont quitté »

Mais le vrai bonheur t’est resté.

is.)

Qu’as-tu perdu qui soit si rare?

De faux amis, des envieux?

Si de toi le sort les sépare ,

Tu dois en être plus heureux.

Lu bas quand chacun se déchire, A ton aise ici tu peux rire...

N’as-tu pas la gaîté ? etc.

Pourrais-tu regretter des places,

De faux biens, ou de vains honneurs?

Le fou peut mendier des grâces ,

Le fat, marchander des faveurs;

En apprenant à te connaître , Réjouis-toi de ne rien être...

N’as-tu pas la santé ? etc.

Plains-toi de n’être plus en butte Aux sottises de maint pamphlet, D’être étranger à la dispute Sur la charte, sur lé budjet.

Mqp cher Piis, dans ta disgrâce, ^pue de gens envieraient ta place...

N’as-tu pas la santé? etc.

Piis , l’automne de ta vie Vaut les beaux jours de ton été; Par les Muses et la Folie ,

Je te vois toujours escorté.

L’amitié partout t’environne ,

Et tu te plains qu’on t’abandonne...

N’as-tu pas la santé,

La gaîté ?

Voilà l’apanage Du sage.

Les ennuis, les soucis t’ont quitté, Mais le vrai bonheur t’est resté.

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