‹ ChansonsChapitre 53 sur 55 · CONTRE LES HOMMES · texte numérisé non relu

CONTRE LES HOMMES

Air : Ça u’ devait pas finir comm’ ça.

T oüt homme est changeant comme un chien Et je crois que l’ meilleur n’en vaut rien (bis.)

Qui n’a pas Connu Laraniée ?

Il aurait fait rire une armée ;

C’ luron si justement loué TN’est qu’un vieux canon encloué Ah ! mon dieu 1 (ter.) comme Le temps change l’homme !

Tout homme, etc.,

Z’ au Porcherons, z’ à la Cour tille ,

Y fsait sauter bouchon et fille :

J’ l’ i donne dans l’œil, v’ là mon gaillard

Qui d’vient gai comme un corbillard.

Ah 1 mon dieu ! (*er.) comme Le temps change l’homme !

Tout homme, etc.

J’ prenons pitié de sa tendresse,

JTépous’ : dam ! faut voir comm’ ça baisse.

V’nez donc juger d’ l’air du bureau,

C’est vingt degrés au d’sous d’zéro ;

Ah ! mon dieu! (ter.) comme L’ mariage change l’homme !

Tout homme, etc.

En r' gardant grossir sti famille ,

C’ fier gars s’tient coi dans sa coquille; Z’on croirait que, l’ pauvre garçon Vous a les corn’s d’un limaçon ;

Ah ! mon dieu ! (ter.) comme L’ z’enfants changent l’homme !

Tout homme, été.

L’ matin tout blême il gronde, il grogne; L’ soir, quand il s’est rougi la trogne,

Il a les yeux d’un albinos ,

Et la douceur d’un* mérinos ;

Ah î mon dieu! [ter.) comme Le vin change l’homme!

Tout homme, etc.

A mon gré j’ le r’tourne et le gouverne :

L’ malheur veut qu’il gagne un quaterne , D’orgueil i s’ gonfl’ comme un ballon ;

I d’ vient colère comme un dindon ; #

Ah ! mon dieu ! (ter.) comme L’argent change l’homme !

Tout homme, etc.

Dans l’ grand monde bientôt i’ s’ lance;

II obtient des places d’importance ;

Pour la richess’ c’est un Phébus ,

Et pour l’esprit c’est un Crésus ;

Ah ! mon dieu ! (ter.) comme L’ z’ honneurs changent l’homme!

Tout homme, etc.

Sa fortun’ passe comme un rêve;

Mon moribond s’dépite et crève :

On flanqu’ c’grand seigneur sur son dos ,

Entre deux gueux, au champ du r’pos.

Ah ! mon dieu! (ter.) comme La mort change l’homme!

Tout homme est changeant comme irn chien, Et je crois que l’ meilleur n’en vaut rien.

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