COMME CA FAIT SUER
Air : Voulez-vons savoir l'histoire?
Sans r’garder le thermomèt’e D’ mpnsicu d’Réaumur ,
J’ crois qu’les chaleurs vont nous met’c Tous au pied du mur.
A c’ tems-là quand 1’ pauvre monde • N’ peut pas s’habituer ,
C’est P cas d’chanter à la ronde :
Ah ! coram’ ça fait suer! (bis.)
J’entends partout le beau sexe Dire : Ouf! qu’il fait chaud !.
Dam ! il faut voir coram’ ca vexe
Nos femm’ comme il faut !
Elles ont beau changer de place, S’ébattre et se r’muer ,
Tous les hommes sont de glace...
Ah ! comm’ ça fait suer! ( bi * )
Dès qu’ j’aperçois un’ fille,
Je courons après ;
JTembrass’ quand elle est gentille,
Et ca m’rend l’ teint frais ;
Mais lorsque c’est notre femme Qui vient nous saluer,
Et nous parler de sa flamme,
Ah ! comm’ ça fait suer J , (bis.)
Prop’ z’au vaud’vill’ comme au drame, Maint poète aujourd’hui Fait des ouvrag’s à la rame Qu’il donne comme d’iui.
Mais souvent ces bons apôtres ,
Qu’ont l’air d’s’exténuer,
"N 'font jouer qu’les pièces des autres.
Ah ! comm’ ça fait suer ! (bis.)
Tel sous l’bras portait l’assiette,
Qui porte un chapiau :
Tel autre cpii porte une*brette,
Portait z’un coutiau :
J’ vois ces enfans d’bonn’ famille Dans F monde affluer ;
Comme un soleil chacun brille
Ah ! comm’ ça fait suer ! (bis )
Quand j’ chant’ malgré ma paresse ,
Les chaleurs qu’il fait,
Je r’sentons ben la séch’resse D’un pareil sujet;
Pour qp’ma chanson soit mieux faite, J’ai beau m’évertuer.
J’crains qu’après moi z’on n’ répète :
Ah ! comm’ ça fait suer ! (6&.)