I.arira , De ma longue folie
Adieu ; dans le grand bois Allez , ô ma petite !
Effeuiller sous vos doigts La blanche marguerite :
C'est là que l'on verra Combien les fleurs sont franches.
Il vous en souviendra,
Larira , Des marguerites blanches !
Adieu ; je porte au doigt Votre bagne menteuse.
Jetez la mienne , soit :
V^ous en seriez honteuse.
Mais quand pour vous luira Le jour de l'hyménée.
Il vous en souviendra,
Larira , De la bague donnée.
Adieu , sous les tilleuls
Vous passerez encore;
Là, nous demeurions seuls,
Inquiets de l'aurore.
Un jour ma main serra
La votre, et vous, troublée...
Il vous en souviendra ,
Larira , Des tilleuls de l'allée.
Adieu, riez toujours.
Chantez votre allégresse ;
Marchez sur mes beaux jours Et sur votre jeunesse ; Le ciel vous sourira, La fortune vous berce.
Il vous en souviendra ,
Larira , Des larmes que je verse.