‹ Chansons nouvellesChapitre 4 sur 58 · LES AMOURS DE RERTHE · texte numérisé non relu

LES AMOURS DE RERTHE

Berthe a le coniir sonsible ; Elle aime... KsI-co possible' Mais nous la surveillons :

Elle aime, enfant terrible, Oiseaux et papillons.

C'est une fille ctranfje.

En attendant qu'il change, Son caprice nouveau Est pour une mésange , Un tout petit oiseau.

Ah! Berthe, c'est dommage De retenir en cage Des ^''trcs si plaisants.

Vous avez ce courage, Et n'avez pas quinze ans!

La pauvr(^ prisonnière A besoin de lumière , D'air et de liberté.

CKA\SO\S XOLVELLES.

Vous êtes la geôlière De sa captivité.

N'avez- vous pas de honte, Vous si gaie et si prompte A jouer, à courir !

Aimer, à votre compte, C'est donc faire souffrir?

Puis, que viens-je d'entendre?

Vous vous plaisez à prendre Des papillons nacrés, Afin de les suspendre Dans des cadres dorés?...

Vous qui pleurez , ma belle , Pour une bagatelle, Pour un propos moqueur, D'une épingle mortelle Vous lui percez le cœur!

La pauvre créature Subira sa torture Peut-èlre tout un jour.

Voilà donc la blessure O'uinflige votre amour!

Enfant, je vous dépite; Mais le temps marche vite , Et je fais le pari

Qu'avant quatre ans, petite, Vous aurez un mari.

Supposons qu'il vous aime, Que son bonheur suprême Soit d'être à vos genoux :

Si vous l'aimez de même, Alors que ferez-vous?

Si vous l'aimez, mon ange, Aura-t-il en échange La cage, ou l'aiguillon?

Sera-t-il la mésange.

Ou bien le papillon?

CHA\SO\S XOUVELLES. 13

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