L'ÉTOILE DES AMOURS
Air : Ah ! que de chagrins dans la vie.
Parmi les étoiles sans nombre
Qui, peuplant le céleste azur.
Entremêlent à la nuit sombre
Les rayons d'un jour doux et pur, (bis.) J'ai consacre l'étoile que préfère Mon cœur ami de leur paisible cours.
Ah! brille encore, étoile solitaire,
Sur l'humble asile des amours. (bis.)
Debout auprès de la fenêtre Qu'ombrage le pampre riant, Adèle, qui m'attend peut-être.
D'espoir palpite en te voyant! (bis.)
De nos sermens tu fus dépositaire.
Tu fus témoin de nos plaisirs trop courts. Ah! brille encore, étoile solitaire.
Sur l'humble asile des amours- {bis]
Ah ! quand mon amie est absente ,
Je ne vois point à l'horizon
Pâlir ta lumière éclatante,
Sans e'prouver un noir frisson. {bis.)
Si, par malheur, Adèle était légère, Si je devais la pleurer pour toujours!
Ah! brille encore, étoile solitaire.
Sur l'humble asile des amours. (bis.)
J'ai vu la beauté couronnée
De roses et de myrtes frais ,
Au soir de la même journée
Cueillir de funèbres cyprès. (bis.)
Dieux protecteurs, conservez à la terre Le seul objet qui peut charmer mes jours ! Ah! brille encore, étoile solitaire.
Sur l'humble asile des amours. (bis.)
J'ai vu l'étoile vagabonde Du plus illustre conquérait, Sur un roc, au milieu de l'onde , Jeter un feu sombre et mouvant. (bis.) Moi, qui jamais esclave volontaire.
N'allai frapper à la porte des cours!
Ah! brille encore, étoile solitaire.
Sur l'humble asile des amours. (bis.)
Un jour, lorsqu'une main fidèle
Viendra du moins fermer mes yeux.
Je ne verrai plus près d'Adèle
Mourir et renaître tes feux. (bis.)
Mais pour aimer, quand le dieu de Cythère, De son flambeau nous prête le secours.
Ah! brille encore, étoile solitaire,
Sur l'humble asile des amours.