AU VAISSEAU QUI A TRANSPORTÉ
LE GÉNÉRAL LafAYETTE AUX EtATS UniS.
Air : A soixaute ans , etc.
Heureux vaisseau qui sur la plaine liuiuid'.^ Vogues au loin vers des peuples unis, Puisse ta proue, au gre d'un vent rapide Glisser toujours sur des flots aplanis. (bis.)
Pour toi, qu'Éole enchaînant la tempête. Veille au salut du moderne Caton ! (bis.)
Et pavoise comme en un jour de fête , (bis.) Rends à nos vœux lami de /f^ashinglon. {1er,)
Bien jeune encor, généreux volontaire,
Il défia ce terrible Océan,
Pour délivrer un immense hémisphère.
Et d'Albion abaisser le géant.
Aux lieux témoins de sa noble conquête.
Porte un instant son arrière-saison.
Et pavoisé comme en un jour de fête ,
Rends à nos vœux l'ami de fVashington.
De toutes parts , de ses plaines fécondes , Vois accourir le libre Américain, Jaloux d'oilrir au héros des deux mondes L'hommage pur d'un cœur républicain.
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( iio ) Vogue plus vitf^ et que rien ne t'arrête! A ceux du port mêle ton pavillon, Et pavoisé comme en un jour de fête , Rends à nos vœux Vami de fVashington.
Heureux vaisseau, sur de lointains rivages Que ce vieillard mollement déposé, Retrouve enfin, à l'abri des outrages, L'arbre immortel de son sang arrosé.
Que ses rameaux s'inclinant sur sa tête, Couvrent aussi son digne rejeton!
Et pavoisé comme en un jour de fête , Rends à nos vœux l'ami de IFashington.
En remontant ces fleuves magnifiques Qui chaque jour baignent des murs nouveaux. Conduit ses pas sous les sacres portiques, Où sont gravés les noms des vrais héros! Que Washington, Franklin et Lafayette Brillent unis dans un même feston , Et pavoisé comme en un jour de fête, Rends à nos vœux l'ami de IFashington,
De noirs cyprès voilaient l'Europe entière, Quand tu reçus nos pénibles adieux ; Mais de nos fils l'innocente prière Apaisera la colère des cieux.
Des oppresseurs apprenant la défaite Quitte à jamais les rives de Boston, Et pavoisé comme en un jour de fête, Kends à nos vœux Vami de Washington.