‹ Chansons nouvellesChapitre 43 sur 80 · LA CAPTIVE · texte numérisé non relu

LA CAPTIVE

Air : A mon pays si j'ai voué mon bras; Ou : Tendres échos , errans daas ces vallons.

Naguère encore elle avait des autels ,

Et maiuteuaut un peuple entier l'oublie;

La déite chère à tous les mortels

Dans un cachot languit ensevelie.

Des nouveaux preux qui portaient ses couleurs

Allons, amis, reveiller les douleurs.

Tous descendus dans la nuit du tombeau,

Ses défenseurs reposent en silence;

Les vents du Nord ont éteint son flambeau ,

Et de sa main j'ai vu tomber sa lance.

Des nouveaux preux qui portaient ses couleurs

Allons, amis, réveiller les douleurs.

De pampres verds, de lauriers et d'épis

Brillait orné son chapeau tutélaire ;

Mais des bourreaux, sous de riches habits,

Ont dépouillé la vierge prisonnière.

Des nouveaux preux qui portaient ses couleurs

Allons , amis, réveiller les douleurs.

Elle avait dit à l'oreillo d'un roi :

tt Ainsi que vous j'ai connu bien des peines; 31 Dans votre cour sans crainte accueillez-moi ; )) Je suis... 11 Soudain on la charge de chaînes. Des nouveaux preux qui portaient ses couleurs Allons, amis, réveiller les douleurs.

Lors s'adressant à d'illustres soldats :

ic Vous me devez, dit-elle, votre gloire,

3) Secourez-moi; n mais ces enfans ingrats

De ses bienfaits ont perdu la mémoire.

Des nouveaux preux qui portaient ses couleurs

Allons, amis, réveiller les douleurs.

Les oppresseurs , sur la foi des verroux ,

Dorment bercés au sein de la mollesse.

Mais pour qu'un jour ivre d'un saint courroux,

A leurs regards la vierge reparaisse,

Des nouveaux preux qui portaient ses couleuis

Allons, amis, réveiller les douleurs.

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