‹ Chansons nouvellesChapitre 47 sur 80 · LA RETRAITE DE RUSSIE · texte numérisé non relu

LA RETRAITE DE RUSSIE

Air : A mon pays si j'ai voué mon brss.

D'tfs ciel de fer accusant la rigueur.

Nos vête'rans revenaient de Russie; Seul, un soldat accable de langueur, Chantait mourant sur la neige endurcie : Il Volez, frimas, volez, blancs tourbillons, j) A l'ennemi cachez nos bataillons !

V Près d'un bivouac dont la flamme s'éteint,

« Que de guerriers laissent tomber leur glaive!

51 Le tambour bat le rappel du matin,

11 Mais pour partir aucun d'eux ne se lève!

)i Volez, frimas, etc.

51 Quand l'aigle altier traversait dans son vol

51 Tous les états de l'Europe alarmée,

î> Prévoyait-il que sur ce triste sol

îi Serait écrit : Cy git la grande armée!!!

51 Volez, frimas, etc.

>i A tant de maux par miracle échappés,

31 Nobles débris, ne soyez point esclaves;

vi Bérésina , sur tes bords escarpés

51 Grandit encor le plus brave des braves (i).

11 Volez, frimas, etc.

Il Moi, mes amis, je n'irai pas plus loin;

11 Un froid sommeil de mon être s'empare :

11 Fuyez, de vous la France aura besoin.

Il J'entends hennir le coursier du Tartare.

11 Volez , frimas , etc. n

Il dit et meurt; et partageant son deuil

Les vieux sapins secouèrent leurs cimes;

La neige était comme un vaste linceul

Qui recouvrait d'immortelles victimes.

Volez, frimas, volez, blancs tourbillons,

A l'ennemi cachez nos bataillons.

(i) Le maréchal IN'ey.

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