‹ Chansons nouvellesChapitre 27 sur 53 · LA BONNE MAMAN · texte numérisé non relu

LA BONNE MAMAN

COUPLETS A U.NE DAME DE TRENTE ANS, QUE l'aUTEUR APPELAIT SA GRANd'mÈrE.

Air ; J étais bon cliasseur autrefois.

A- u dire du proverbe ancien ,

L'amitié ne remonte guère.

Bon petit- fils , je n'en crois rien ,

Quand je pense à vous , ma grand'mère :

Ces titres , quelquefois si doux,

Vous paraîtraient-ils insipides ?

Bonne maman , consolez-vous :

Vous n'avez point encor de rides.

Lage a-t-il éteint vos désirs?

BlAmez-vous les tendres chimères?

Ceusiiier les plus doux plaisirs Est le plaisir de nos grand'mères.

Les ans font-ils neiger sur nous , A nos yeux tout se décolore.

Bonne maman, consolez-vous :

Vous ne blanchissez point encore.

L'amour a peur des grand'mamans, Mais à prix d'or, combien de vieilles Ont à leurs gages des amans , Dont les missives font merveilles !

On sait , pour lire un billet doux , Quel moyen prennent ces coquettes.

Bonne maman , consolez-vous :

Vous lisez encor sans lunettes.

Quoi ! sans ndes, sans cheveux blancs, Et sans lunettes à votre âge !

Voyons si vos genoux trcmblans Des ans u attestent pas loutjage.

( i'7 ) Oui, je vois ti'cnibler vos genoux, Que l'amour tendrement caresse, lîonne maman, coasolez-vous :

Prenez un bâton de vieillesse.

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