LA MAISON DE SANTÉ
A m"'", g , POUIl LA SAINT-JEAN, JOUR DE SA FETE.
Air : Du Ménage du Garçon.
Ou du petit Matelot.
i^l aguÈre en un royal hospice ,
J'allai subir les soins de l'art.
Esculape me fut propice ,
Je bénis cet heureux hasard. (bis.)
Mais l'amitié, toujours craintive ,
Me dit : « Point de sécurité \
Un quiproquo bien vite arrive.
Change de maison de santé.» (bis.)
A R — elle me transporte , Je me sens mieux eq avançant.
( lf2 )
La bienfaisance est. sur la porte , Le malheur salue en passant.
Là , Jeannette est supérieure ; Et le ciel fit de sa bonté La lampe qui brûle à toute heure Dans cette maison de santé.
Blolière a terminé sa vie Entre deux sœurs de charité :
Or, quand Jeanne fait œuvre pie , C'est un rendu pour un prêté.
De Thalie elle fut tourière Avec talent , grâce et beauté , Et la suivante de Molière , Fonde une maison de santé.
L'amitié seule y donne place, 3Ioi , j'en ai fait mon IIôtel-Dicu.
Infirmiers , remplissez ma tasse , C'est aujourd'hui le saint du lieu.
Quand il s'agit de fêter Jeanne Mon seul régime est la gaîté.
Je veux m'enivrer de tisane Dans cette maison de santé.
( ii5 )