‹ Chansons nouvellesChapitre 42 sur 53 · MON ENTERREMENT · texte numérisé non relu

MON ENTERREMENT

Ain : Quand on ne dort pas de la ni\it, ( De Lisbeth. )

l jE matin , je ne sais comment ,

Je vois d'Amours ma chambre pleine ;

J'étais couché , sans mouvement.

Il est mort , disaient-ils gaîment ,

De l'inhumer prenons la peine.

Lors je maudis entre mes draps

Ces dieux que j'aimais tant à suivre.

Amis , si j'en crois ces ingrats,

Plaignez-moi (bis), j'ai cessé de viyYe(èis.)

De mon vin ils prennent leur part , Ils caressent ma chambrière :

L'un veut guider le corbillard , Et l'autre , d'un ton nazillax-d , Me psalmodie une prière.

Le plus grave ordonne à l'instant Yingt galoubets pour mon escorte :

Mais déjà la voiture attend.

Plaignez-moi (i/i-), voilà qu'on m'emporte.

Causant, riant, faisant des leurs, Les Amours suivent sur deux lignes ; Le drap , où l'argent brille en pleurs, Porte un verre , un lutb et des (leurs , De mes ordres joreox insignes.

Maint passant, qui met cliapeau bas , Se dit : triste ou gai , tout succombe ! Les Amours font bâter le pas.

Plaignez-moi ( bis) , j'arrive à ma tombe

Mon cortège , au lieu de prier, Chante là mes vers les plus lestes." Grâce au ciseau du marbrier , ' < Une couronne de laurier Va d'orgueil enivrer mes restes.

Tout redit ma gloire en ce lieu , Qui bientôt sera solitaire :

Amis, j'allais me croire un dieu , Plaignez moi, (Z'w) voilà qu'on m'enterre.

Mais d'aventure , en ce moment ,

Par là passait mon infidelle ;

Lise m arrache au monument ;

Puis encor, je ne sais commer.t,

Je me sens renaître auprès d'elle.

De la vie et de ses douceurs ,

Vous qu'à médire 1 âge excite,

Tous du monde éternels censeurs,

Plaignez-moi ( bis), car je ressuscite. '\his\.

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