‹ Chansons nouvellesChapitre 49 sur 53 · MAUDIT PRINTEMPS · texte numérisé non relu

MAUDIT PRINTEMPS

Air : C'est à mon maître en l'art de plaire.

Je la vojais , de ma fenêtre, A la sienne tout cet hiver ; Nous nous aimions sans nous connaître ; jXos baisers se croisaient dans l'air; Entre ces tilleuls sans feuillage , Nous regarder conablait nos jours.

Aux arbres tu rends leur ombrage , Maudit printemps , reviendras-tu toujours !

Il se perd dans leur voûte obscure , Cet ange éclatant qui , là-bas , M'apparut , jetant la pâture Aux oiseaux, un jour de frimas :

Us l'appelaient , et leur manège Devint le signal des amours.

Non , lien d'aussi beau que la neige ! Maudit printemps , reviendras-tu toujours !

Sans toi, je la verrais encore^ Lorsqu'elle s'arrache au repos , Fiaîche , comme on nous peint iWurore, Du jour entrouvrant les ridcatix.

Le soir encor je pourrais dire .

Mon étoile achève son cours ; Elle s'endort , sa lampe expire.

Maudit printemps , reviendras-tu toujours !

C est 1 hiver que mon cœur implore ; Ah! je voudrais qu'on entendît Tinter sur la vitre sonore , Le grésil léger qui bondit.

Que me fait tout ton vieil empire , Tes fleurs , tes zéphyi's , tes longs jours ? Je ne la verrai plus sourire :

Maudit pnntcmj)S , çeviendras-lu toujours !

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