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J'ai sur l'Hymète éveillé les abeilles; C'est là , c est là , que je voudrais mourir.
Dieux, qu'un seul jour, éblouissant ma vue,
Ce beau soleil me réchauffe le cœur !
La liberté que de loin je salue.
Me crie : Accours , Thrasybule est vainqueur.
Partons ! partons ! la barque est préparée.
3Ier, en ton sein , garde-moi de périr.
Laisse ma muse aborder au Pyrée;
C'est là , c'est là , que je voudrais mourir.
Il est bien doux le ciel de lltalie , Mais l'esclavage en obscurcit l'azur.
Vogue plus loin , nocher, je l'en supplie. Vogue , où là-bas renaît un jour si pur. Quels sont ces flots? quel esl ce roc sauvagt. Quel sol brillant à mes a eux vient s offrir? La tyrannie expire sur la plage ; C'est là , c'est là , (juc je voudrais mourir.
Daignez au port accueillir un barbare , \ierges d'Atliène , encouragez ma voix.
Pour vos climats je quitte un ciel avare , Où le génie est l'esclave des rois.
Sauvez ma lyre , elle est persécutée ; Et si mes chants pouvaient vous attendrir, Mêlez ma cendre aux cendres de Tyrtée ; Sous ce beau ciel , je suis venu mourir.