‹ Chansons parisiennesChapitre 1 sur 16 · MONSIEUR RUFIN · texte numérisé non relu

MONSIEUR RUFIN

Musique de M. Daraer.

Blonde fille à peine fleurie.

Chanson de Dieu, voilà Marie. Au printemps, deux larmes des oieux Avaient mis Tazur dans ses yeux.

L'or onde de sa chevelure Semblait jeter sur sa figurp Des rayons de soleil. Earin, Elle plut à monsieur Rufin.

Ils s'aimèrent sans se connaître, Un jour d"avriL pav la fenêtre, Au milieu du concert mouvant Des oiseaux semés dans le vent.

Marie, au soleil, un dimanche, Eclose bras nus, rose et blanche, Sous un g-rand chêne, à Saint-Germain Prit pour époux monsieur Rufin.

Pendaut six mois ce fut tout rose.

L'amour, c'est toujours même chose :

C'est toujours ce même vin vieux Qu'on boit dans un seul Terre, à deux. C'est encore aussi, quoi qu'on dise,

Le seul vrai bonlieur, car il grise

Puis, avec le fumet du vin, S"évapora monsieur Rufin.

Mnrie eu eut bien de la peine :

Elle attendit une semaine.

Toute tremblante au moindre pas. . .

Ce qu'elle attendit ne vint pas.

Alors elle prit de la braise, Souffla, puis s'assit sur sa chaise.

Et là, ce qu elle attendit — vint . . . Ce n "était pas monsieur Ruftn.

A.ÛÙI 1849.

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