‹ Chansons parisiennesChapitre 2 sur 16 · LOULOU · texte numérisé non relu

LOULOU

UD.j(jur qu'il ébauchait l'élc.

Le bou Dieu, dans son paysyi;'*', Pour jeter un peu de gaité, Mit Loulou, fille de passage.

fUlS.

( )n dirait ({u'elle vient d'éclore :

Klle a des reflets de beau tenip-, l.'n rayon de soleil la dore.

Comme la fleur des champs, Loul<i Semble demander qu'on la cueille:

Elle répond toujours : beaucoup Au gentil amant qui retfeuill(\

Loulou ne se pare jamais ; Elle n'est pas du tout coquette ; ,V quoi bon les soins et les frais ' La nature a fait sa toilette.

Loulou pourrait aller au bois.

DaDS uu équipage superbe.

Tout comme uue autre ; mais pourquoi ?

Les fleurs vont bien à pied, sur l'herbe.

Puis il faudrait, dansuu chapeau, Emprisonner sa fraîche, tète :

11 s'envole comme un oiseau Son petit bonnet de gTisette.

Loulou ne tient qu'aux amoureux, N''eùt-elle plus qu'un > chemise, Elle la donnerait. — Tant mieux :

Elle n'en serait que mieux mise.

Loulou n'aura jamais le sou, De quoi voulez-vous qu elle vive •.' De Tair du temps, un peu de tout. N"y songeant pas. quoi qu'il arrive.

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