LES RODEURS DE NUIT
^ïusique du jrunfre-peintre Courbet.
Quand le bourgeois dort ,
Il fait soif eiicor .
Passons la nuit à boire !
La rue est toute noire ; Mais les vitraux des boulevards Sont en feu, comme des regards Atmosphère enflammée, Filles dans la fumée,
Eau-de-vie et bruit,
Voilà notre nuit !
Boire est le vrai bien 1 Après, il n'est rien.
Rien, sinon boire encore, En attendant Taurore.
Les pâleurs de l'aube viendront Baiser les pâleurs de mon front.
Deviens jalouse. Hermencp.
DeTaube et prends ravance.
Après ton amour.
Que fera le jour ?
.T'aperçois les yeux
De Titine aux cieux :
Ce sont ces deux étoiles...
Amis, carguez les voiles !
Allons faire un tour ou détour Dans les bleus pays de lamour Enfle ta crinoline, O ma belle Titine,
Prenons notre essor.
En buvant encor '
Il faut de l'argent Pour boire en mangeant Et partir en voyage.
La femm-C est un bagage.
Je Tabandonne aux hommes d'or Et je prends tout seul mon essor.
Allons, gens de la Bourse.
Acceptez-vous la course ?
Ce voyage en Tair Ne coûte pas cher.
Buvous et niangeoiis.
Dans le vin plongeons, La tète la première, Comme dans la rivière.
Quand Tété montre sa vig-uenr I-i' vin met l'été dans le cœur.
Je vois des paysages Encadrer nos visages ; Je hume, en buvant.
L'été dans le vent.'
Voilà que la nuit Frissonne et s'enfuit...
Le jour lui prend la taille.
Le jour est bien canaille.
La nuit est faite pour veiller .
Pour manger, boire et ripailler Allons chez dautres hôtes Kt cassons-leur les côtes, S'ils ne dressent pas Un ou deux repas !
<)hé '. les amis !
Mon bras est démis Tant je frappe à la porte.