‹ Chansons parisiennesChapitre 4 sur 16 · ADIEU A UN AMI · texte numérisé non relu

ADIEU A UN AMI

Allons, mon vieux, le destin crie : en route : Voilà ta pipe, amorce, bourre et feu : Quand les amis auront paA'é la goutte, Un serrement de main, et puis... adieu :

Mon compagnon, laisse ta chaise en place : Ton souvenir du moins y reste assis '. Au coin du feu que lui seul te remplace ! Il nous fera, le soir, de vieux récits...

Je ne puis pas me faire à la pensée De ne plus voir Tami de chaque instant . Ni croire encor la somme dépensée Denos beaux jours; je m'en souviens pourtant

Lorsque tes yeux, fixés sur le Bosphore, Verront voguer les rêves de ton cœur, Un blond tableau, comme une fraîche auror • S'élèvera des eaux chantant en chœur.

Daus ce tableau, mirage de ton nme. • Tous tes bonheurs seront repère atr-s.

Puis des mains d'homine el des baisers de l'eimii' Teflleureront. par la brise apix)rtés.

A rhorizon, fond brumeux de la toile Fume etl3leTiit Tébauche de Paris ..

Ne vois-tu pas le rayon d'une étoile

Illuminer des visages chéris !

Un ange tient la lanterne maghiue,

Et, sous tes yeux, aux sons des harpes d <«<•

Fait défiler le monde fantastique

Des jours passés qui repassent encor.

Ainsi, nos jours, fiots quune main sépar-^ S'écouleront, vers la rive emportés, Aux clairs rayons de ce lumineux i)hare Que Dieu fait luire aux cœurs désencha'îités

Vois, tout d'un coup, le spectacle subhme Qui, dans le fond, fuyait, presqu'ettacé. S'est rapproché : le grand tableau s'anime. Le flot se joint à son tlot dispersé 1 . . .

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