PRÉFACE
Le lemps n*eslplus, Dieu merci, où la criliquo croyait devoir hausser les épaules au seul mot de littérature populaire. « Fi ! rhorreur ! enlevez ces magots ! » s'écriaieot dédaigneusement les délicats, et les plus exquises productions de la muse rustique leur arrachaient à peine un sourire de pitié. A vrai dire, ils ne les connaissaient pas.
« Aucun peuple n'est aussi riche en chansons et en même temps aussi pauvre en chansons vraiment populaires que le peuple français t », écrivait en 1831 le philologue Woliï, et bénévolement, nous Tavonscru sur parole. Aussi, quand, écœurés de rhétorique, nous avons voulu revenir à la nature, est-ce aux ballades écossaises, aux romances espagnoles, aux contes allemands et Scandinaves que nos poètes sont allés demander de nouvelles sources d'inspiration. Grèce, Roumanie, Serbie, Monténégro, tout y a passé. Seule, la France était tenue à Técart. Il semblait vraiment que notre peuple fût muet de naissance et que Talouette gauloise n'eût jamais chanté !
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