JE SUIS FILLE SANS AIMANT
Je suis iille sans aimaut,
Délaissée depuis quelque temps.
Mon aimant est allé à Lille^ en Flandre*
Rejoindre son beau régiment.
Moi, qui suis fille pour l'attendre,
Je me suis rendue dans un couvent.
Au bout de six mois tout au plus.
Ce cher ami est revenu.
Il va au logis de mon père,
En lui présentant le salut.
En lui disant : Où est ma chëre«
Celle que mon cœur aime tant?
Celle que ton cœur aime tant.
Elle s*esl rendue dans le couvent.
Dans un couvent de religieuses.
Où Ton ne vit qu'en languissant.
Menant une vie extérieure, L'on y souiïre mille tourments.
La stipéripiire du rouvent.
Lui dit ; Qu'avez-vous, bel enfant? Cessez vos pleurs, cessez vos larmes, Ici n'y en(reiit pas d'aimant.
Celle qui possédait vos charmes.
Elle s'est rendue dans le couveul.
Méro, ayez pitié de moi.
Je viens du service du roi :
Si elle est au couvent, qu'elle y reste,
Puisqu'elle est soumise à vos lois ;
Mais, par avant qiio je parle ,
Paul que je la voie encore une fois.
.IKK
lil : Lii boite, ulaiit m'aimi'i-, !'i-;iis porter ' oilluros en dvi)lell<>s.
- la robe anglaise •s cheveux frisési.
(Jiioîiiiie j'en suis ]>auvre tille.
Fillv d'un paysan.
Je m'estime autant
Oue toutes ces demoiscllea
fjui [>orti-nt la rubo anglaise
Kl les cliovvux frinés.
JuuiDo Vuirnon, fvitiiiii: HIiltcI. h IW/'-riiil 'Ain .