‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 182 sur 259 · A L'OMBRE D'UN LAURIER · texte numérisé non relu

A L'OMBRE D'UN LAURIER

L'autre jour je m'y promène

Le long de ce vert pré,

A mon chemin faisant rencontre

D'une bergère,

Couchée sous la fougère,

A Tombre d'un laurier.

Je lui ai dit : La belle, Si tu voulais m*aimer.

Je t'y ferais porter Des coiffures en dentelles.

Avec la robe anglaise Et les cheveux frisés.

Je lui ai dit : Ha belle, Ah I que fais-tu donclà?

J'attends mon doux berger Qui doit venir me prendre.

Il m'a promis la foi Qu'il n'aimerait que moi.

Quoique j'en suis pauvre fille.

Fille d'un paysan,

Je m'estime autant

Que toutes ces demoiselles

Qui portent la robe anglaise

Et les cheveux frisés.

Dicté par Jeanne Vugnon, femme Cherel, à Ceyzérial (Aiii).

A.U SERVICE NA.TIONAL

J'ai quitté le sort des filles Pour choisir mon régiment ; C'est la nation qui m'appelle.

Demain, il me faut battre au champ»

Au service national ; J'y serai, je suis contcnl.

Auparavant que je parte,

J'en veux faire mes adieux,

Mes adieux à toutes ces filles

Qui ont pour moi les larmes aux yeux,

A ma charmante maîtresse

Qui s'arrache les cheveux.

Nous sommes cinq frères au service :

Il y en quatre grenadiers ;

Il y en a-deux en Bavière,

Et deux autres au Piémont.

Moi, qui n'en ai pas la taille,

Je suis soldat du renom.

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