‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 252 sur 259 · LA MOISSON · texte numérisé non relu

LA MOISSON

Tandis que nos hommos Sont à la moissonne.

Vidons-y le tonneau De ce bon vin nouveau.

Qu*as-tu donc, ma femme, Tu m'as Tair malade, Malade dans ton lit, En danger de mourir?

Elles en ont tant buvées, Qu elles se sont enivrées.

N'en pouvant plus marcher.

Allant de quatre pieds.

Va-t-en tirer une goutte De ton vin qui ragoute.

De cette liqueur Qui rejouit le cœur.

Viens donc, ma voisine, Viens donc m'y conduire Jusqu'au pied de mon lit.

Que je puisse dormir.

Le mari de sa grâce S'en va-t-à la cave.

Prends la bouteille en main.

S'en va tirer du vin.

Voilà son mari qui entre De l'eau jusqu'à mi-jambes.

Regarde de tous côtés Son bouillon renversé.

Frappe sur sa tonne.

Le tonneau résonne.

Se mit à crier tout haut :

Il n'a rien dans mon tonneau.

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