LE SABOTIER
C'est un pauvre sabotier Bien mal marié.
Il a pri-i-unc femmo, 11 n*en peut pas jouir.
Ah ! ces bougres de moines Ils sont toujours chez lui.
Le pauvre sabotier, En rentrant chez lui, Frappe du pied à la porte :
Femme, viens m'ouvrir.
Le mal de cœur m'a pris, Fallut m*en revenir.
Le pauvre sabotier N'en fait pas du semblant.
Il en dit à sa femme:
Je m'en vais travailler.
Au bout de la semaine Je me renviendraî.
Le pauvre sabotier N'en fut pas mi-chemin.
Il en tombe malade D*une jalousie.
Le mal de c^iMir Ta pris.
Fallut s'en revenir.
Le pauvre sabotier n'en fit pas
[de semblant.
S'assitau coin du feu.carressant
[son enfant .
L'enfant dit à son pfere :
Le moin' en est venu, Ma mère Ta caché Dans notre vieille mai ^
Le pauvre sabotier
N*en fit pas do semblant :
Oh ! c'est demain dimanche.
Lundi le marché,
(Jue nous mènerons vendr*»
Notre vieille mai.
* Coffre à pain
L'IVROGNR
Chaulons Ions la plaisanlo histoire Arrivée au sujet d'un marchand Qui étail toujours à boire.
Malgré sa femme et ses parents, Il était dans la débauche ; Il buvait à droite et à gaucho.
Sa femme, pour Ten détourner, S*imagina un tour plaitsant Oui lui (it p4'ur assurément.
Un soir, il s'en vient ivre
Dans sa maison,
Faisant grand carillon.
Tu ne mérites pas de vivre,
Lui dit sa femme avrc raison.
Lui, sans Técouter, il se couche.
Il s'endort comme une souche.
Sa femme, sans perdre de temps.
Le coud dans un drap tout vivant.
KUe tire du lit le matelas.
Et le couche sur le grabas.
Il appelle sa serviuitp :
Jeanneton, je l'en prie loul di* Itou.
Apporte-moi ma bouteille.
Mais personne no lui répoud.
Quel est donc cp drap qui me gAue.
Que je n'ôle qu'avec peine?
Si j'étais mort hier au soir,
Je m'en souviendrais bien encore,
Si j'étais mort celte nuil,
Jo m'en souviendrais bien aussi.
Jeanneton, remplie de ruse.
Lui dit : Monsieur, je vous conjure, K'éticz-vous pas mort hier au soir?
Pourquoi revenez-vous encore ?
IN'éliez-vous pas trépassé ?
Uites-mui ce que vous demandez?