LA MEUNIÈRE
Andanliiio
L'autre jour on m*}' promenant
J*aporçois la meunière
i)m cultivait dans son jardin
La rose priiitanniëre.
Je lui ai dit. belle en passant
Voudrais-tu bien m*écoutor un instant.
Mon beau Monsieur, retirez-vous d'ici,
Ne venez pas m'y surprendre,
r^ar les amants en sont si trompeurs
Ne eherchent rien qu'à prendre.
Mon beau Monsieur, retirez-vous d'ici.
N'en venez point troubler mon esprit.
Belle si tu veux venir avec moi
Dans ce grand bois à Tombro,
Je t'y ferai voir Toiseau dans les airs
Aussi le bout du monde.
Je t'y ferai voir Toiseau dans les airs
Eu même temps, la feuille à Tenvers.
La belle fut curieuse de tout voir,
Elle s'en va-z-à Tombro
Croyant d'y voir Toiseau dans les airs
Aussi le bout du monde.
Croyant de voir l'oiseau dans les airs
En môme temps, la fouille à l'envers.
Quand la belle eut vu cetlo oiseau Avec son beau plumage :
Donnez-moi le, Monsieur, je vous prie (Jue je le mette on cage, Donnoz-moi le, Monsieur, je vous prie Que je le molle on cage aujourd'hui.
Au bout do neuf mois tout au plus L'oiseau fit son ramage»; La cage s'est ouvri
CHANTS LÉGKNDAIRES ET ANECDOriQUKS 47
Et Toiseau s*onfuil
Grand Dieu, qu*il est dommage;
La belle s*écrio à haute voix
Voilà Toiseau que j'ai pris dans le bois.
DicU'* par Claudine Mord, femme Fcstas, ù Ccyzériat (Ain).