‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 37 sur 259 · MA PAUVRE ELISE · texte numérisé non relu

MA PAUVRE ELISE

AihI.

r'J^^l^lr^''lrFrFl^cr^•

-A^^ir'i^ ^^ l'ias^

J*ai fait iiiio maîtresse Trois jours n'y a pas longtemps. ¥Mo n'en fut pas mi-faite (Ju'on nous vient averti Qu'il fallait prendre les armes Scr%ir le roi Louis.

La maudite campagne A bien duré sept ans.

Au bout de la septième Le galant s'est rentourné A la porto à la belle Va demander à loger.

N'a que la pauvre Klise Qui se mit à pb^uror Nt' pleure pas tant belle Ne vous chagrinez pas tant, La maudite campagne Ne va durer qu'un an.

Bonjour dame riiôlesse Voudrez vous bien loger Tn brave militaire Qui revient en congé.

Mon brave militaire, Je n'y peux vous loger {bis) Je suis embarrassée, Tous les gens de la noce Chez moi ils sont logés.

Il n'en fut pas à table A boire et à manger, Qu'on apporte des cartes, Des cartes à jouer.

Nous jouerons ensemble Qui aura Tépousée.

Pourriez-vous bienThôtesse) Pourriez-vous en payant ) Le coin de votre table Me serait suffisant.

N*a pas besoin de cartes De cartes à jouer, Avec le militaire Je veux m'aller coucher.

bis

Dicté par Jeanne Vugnon, femme Cherel, à Ceyzériat (Ain).

ou EST LE TEMPS

C*est un joli Flamand Caressant sa voisino ( his), Toujours en lui disant, Marguerite ma mie Que mon cœur aime tant.

Qui vous ont dit cela?

Sont vos amants la belle, Laissez parler, laissez dire (causera qui voudra Malgré la jalousii* J'aime qui m'aimera.

Comment faut-il vous aimer?

.Moi j'entends toujours din» (A15), Tous les moments du jour, Dedans Paris, qu'en Flandre Vous avez vos amours.

Quand le galant eut joui Du plaisir do la belle, Marguerite ma mie en te remerciant Dans mon pays, en Flandre J*v ai femme et enfants.

Adieu , galant trompeur Grand enguseur de filles, Tu as mon cœur en gage Maintenant tu t'en vas, En passant la rivière Galant tu périras.

Maure yeu tout lo temps Que z'irai chu ma pourta {bis) Avoué mon devanti blanc, Mé moquant de le z'autré M'y vetia dans lo rang.

Je no périrai pas Pour toi la jeune fille.

Je suis un homme sage Je ne périrai pas, En passant la rivière, Dieu m'y protégera.

Mèrey où est le temps Où j'étais sur ma porte (bis).

Avec mon tablier blanc.

Me moquant des autres Me voilà dans le rang.

Diclc par Jeanne Vugnon. femme Ghcrol, à Ceyzériat (Ain).

LA BELLE MEUNIERE

Atidantino.

Belle mouniërc en passant par ici Suis je encore bien éloif^né de Paris?

ijuand je l*ai vue dans ces beaux lieux. De les beaux yeux je devins amoureux; Si tu voulais accomplir mon dessin Tu quitterais volontiers ton moulin.

Sitôt que j'vous ai-t-aperçu Monsieur

J*ai bi<»n compris qu<* vous riiez chasseur;

Si vous rhassez après mon cu'ur.

Chassez ailleurs, vous trouverez le bonheur;

Chassez vos lièvres et vos lapins

Pour quant à moi je reste dans mon moulin.

Belle veux-tu venir avec moi,

Nous chasserons tous les doux dans ce bois.

Nous y verrons tous ces chasseurs

Et tous nos chiens qui seront en humeur,

Nous y prendrons quelques gouttes de vin ;

Sera la belle pour bannir nos chagrins.

Mon beau Monsieur, je n'y bois que deTeau, L'esprit du vin m'y trouble le cerveau, Lorsque j'en bois ça m'étourdit Ça me fait faire quelques traits de folie, L'esprit du vin fait perdre la raison, L'occasion fait souvent le larron.

Dicté par Joseph Brédy, dit Lafleur, à Cé}zériat(Ain).

« •r*ffvry»'>»---

Page 1