LK FILS D'UN PRINCE
C'esl le fils d'un priiici», (Jiii s'esl marié.
Le lendemain des nures Fallut parlir n Tannée.
Traversant les montagnes.
Et les vallons aussi, Il n'a trouvé qu'une bergère.
Qui gardait ses hreliis.
A qui donnerai-je Ma femme à garder ?
Sa mère lui répond :
" Je te la garderai. »
Ma petite bergère^ Donne-moi de ton pain.
Oh non! non, mon beau Monsieur Vous n'en mangerez point.
Il n'en fut pas sorti, (Jue sa mère lui dit :
" Venez, ma belle lille.
Garder l^s brebis. »
Il est fiiit avec du lissieu.
Et de la lie de vin.
Les chiens de la ferme.
Ils if en veulent point.
Il a bien resté sept ans Sans se renvenir.
Au bout de ces sept an** il s*est renvenu.
Ma petite bergère, Que vous avez les pieds blancs.
Hélas ! mon beau Monsieur, Ne vous en moquez point tant.
Il y a sept ans passés, Sans chaussons, sans souliers, Depuis que mon cher époux, Est parti à Tarmée.
Une de mes servantes, Vous ne l'aurez point.
II y a la petite bergère ; La voudriez- vous bien?
Ma petite bergère, Veux-tu t'en venir.
Oh ! non, mon beau monsieur, Ce n'est pas encore nuit.
Ma petite bergère.
Va te laver les pieds.
Avec ce beau monsieur.
Tu t'en iras coucher.
Car, si je m'en allais, Bien battue j'en serais.
Viens, ma petite bergère, Je te re vengerai.
Je ne suis pas si bète De me laver les pieds.
Mon lit en est tout prêt Avec mes béliers.
Bonjour, àame rhôtesso, Pourriez-vous m'y loger?
Une de vos servantes.
Pour me reposer.
IG
Viens, ma petite bcrgèn».
Viens te déshabiller.
J'ai bien tout entendu Ce que ma mère vous a fait.
Diclé par Jeanne Vugnon, femme Cherel, à Ceyzériat (Ain).