LES DEUX MARIS
Publions Tavcnturo De ce vaillant guerrier, Qu'en Tabsence de son père, Voulut s'y marier.
Trois jours après ses noces Vint un commandement.
Il faut porter les armes Dans son beau régiment.
Oh ! madame l'hôtesse, Pourriez-vous me loger?
Je rentre du service, Je suis bien fatigué.
Mon brave militaire, Je ne puis vous loger ; Je marie ma fille, Je suis embarrassée.
Cette maudite guerre A bien duré dix ans. Sans donner des nouvelles, Ni à femme, ni à parents.
La guerre él^uit finie, Il est enfin rentré ; Kt s'en fut chez sa mère.
Demander h loger.
Oh ! madame l'hôtesse, Ne me refusez pas^ Au coin de cette table.
Je prendrai mon repas.
11 garde le silence, Tout le long du repas ; On parle de la guerre, Du siège et des combats.
Qu'on apporte des cartes, Des cartes aussi des dés, Mous jouerons à la belle, Qui aura sa couchée.
La belle le regarde.
En faisant un haut cri.
Je croyais être veuve, Me voilà deux maris.
Il faudra rendre les arrhes Au dernier marié.
Qu'il en cherche une autre.
Il peut bien la trouver.
A moi, prenez exemple, Garçons à marier, Ne prenez pas des veuves.
Vous y serez trompés.
Dicté pur J»'an-Marie Sucliel, dit Trois-Vieilles à Rossillon (Ain;.
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