LE DÉSERTEUR
Je me suis l-cngagé Dans le régiment de France, Là où j\''tais logé L'on m*v a conseillé, Qu'il fallait déserter Sans avoir mon congé.
Tout en uiYmi allant Trouve mon capitaine.
Mon capitaine me dit :
Soldai, que fais-tu z-ici ?
Allons sur ces vallons Joindre nos bataillons.
l^e premier coup tiré, Je tue mon capitaine, Mon capitaine <*st mort.
Et moi je vis t-encore.
Avant <|u*il soit trois jours r.a sera t-à mon tour.
M'ont pris, m'ont emmené Dessur la place d'armes, Ils m'ont bandé les yeux Avec un ruban bleu, Pour me faire mourir Sans me faire souffrir.
Cela m'y fâche bien De ma très chère mère, D'avoir passé jours et nuits Pour m'y nourrir petit.
Elle n'aura pas l'honneur De voir mourir mon cœur.
Soldat de mon pays,
No lo dites point z-à ma mère.
Mais dites-lui plutôt
Que je suis t-à Bordeaux,
Ou bien au port do Calais,
Combattre les Anglais.
Dicté par Jean-Marie Sachet, dit Trois-Viciiles, à Rossillon (Ain\
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