‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 62 sur 259 · DANS LA VILLE DE GENÈVE · texte numérisé non relu

DANS LA VILLE DE GENÈVE

Dedans la ville de Genève, Là, où j'y ai passé mon temps. Là, où j*y ai fait trois maiiresscs.

Toutes les trois, faites à mon gré De quel côté que je m'y tourne, .le sens mon cu»ur embarrassé.

Mon père se. mit à grand roli»re.

Ma maîtresse m*a quilté ; Et moi, dessur la promptitude, | .

.le me sins t-alle en;:aper. )

M'y promenant dessur la place.

Mon capitaine j'ai rencontré.

Tout en parlant à mou capitiine.

Mon s<»r};ent vient à passrr <Jui tt'iiail »4nn éeriloire Ht du papi(*r pour m'enga^^tM*.

Tout en allant boire bouteille, Ma maîtresse j'ai rencontrée.

Je lui ai dit, jeune la belle, Qu'avez-vous quand vous pleurez?

L'on va disant par la ville Que vous vous êtes engagé.

Qui vous ont dit cela, la belle.

L'on vous a dit la vérité.

J'ai t-encore trois campagn'à faire:

La France il m'y faut quitter.

Il m'y faut aller en Angleterre Pour combattre les Anglais.

fi

Quand tu seras en Angleterre, Tu m'écriras ton arrivée (7>/.s).

Et les promesses que lu nras faites?

Quand vieudras-lu de l'Anfilflerre.

('lier ninianl, pour m'épouscr?

Pour t'épouser, jeune la belh», Pour t'épouser, je iw peux pas.

Tu en îis fait la diflicilr, Mainleuanl c'est à mon tour, Mais, adieu donc, rhrre maîtresse.

Mais, adieu donr, c'rsl pour toujours.

Dirlr parMarii* Piaiu», à VillcrcversuiT (Ain).

J'KNTENDS TAMBOURS

(ilier camaraïle, prends ton verre, Kl moi le mien, rends moi raison.

Prends garde à toi, si tu t'enivres, liNiii t*y mettra dans la prison.

Ta n'sera pas à Sainl-Klienne, Ni dans la tour de Montbrison ; Mais ça sera dans une cave, Où il y a du vin de trois saisons.

Aux qu.itre coins, l'y a des saucisses. Aux quatre murs, Ty a du jambon; Mais à la porte de la cave Il y a un bon .i;i^ot de mouton.

Tout en allant boire bouteille,

Ma maîtresse j'ai rencontrée.

Je lui ai dit, jeune la belle,

Qu avez-vous quand vous pleurez?

L'on va disant par la ville

Que vous vous êtes engagé.

Qui vous ont dit cela, la belle.

L'on vous a dit la vérité.

J'ai t-encore trois campagn'à faire:

La France il m'y faut quitter.

Il m'y faut aller en Angleterre Pour combattre les Anglais.

Quand tu seras en Angleterre, Tu m'écriras ton arrivée {/)is).

Et les promesses que tu m'as faites?

Quand viendras-tu de rAnj;Ielorn\ ('her nimaiit, pour m'épouscr?

Pour tï'pouser, jeune la belle, Pour t'épouser, je ne peux pas.

Tu en as fait la diflicile.

Maintenant c'est à mon tour, Mais, adieu donc, chère niîiîtresse.

Mais, adieu donc, c'est pour toujours,

lYiciv pur Mario Piano, j'i Villorcvorsurc (Ain).

J'KNTENDS TAMBOURS

(ilicr camarade, preads ton verre, Kl moi le mioii, rends moi raison.

Prends garde à toi, si tu t'enivres, Ii*oii t*y mettra dans la prison.

Ija n*sera pas à Saint-Ktienne, Ni dans la tour do Monlbrison ; Mais ça sera dans une cave.

Où il y a du vin de trois saisons.

Aux quatre coins, Vy a des saucissi*s.

Aux quatre murs, Vy a du jambon; .Mais à la porte dti la cave Il y a un bon fzi^ot de mouton.

Le vendredi la carpe fraîche, Le samedi le blanc poisson ; Mais le dimanche voir les filles:

Voilà la vie de nos garçons.

J'entends tambours, j'entends musique.

J'entends le son du violon, J'entends la voix de ma maîtresse Qui est là-haut sur ces vallons.

Dicté par Marie Piane, î\ Villoroversure (Ain).

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