QUEL TRISTE SORT QUE D'ÊTRE SOLDAT
Quel tristo sort que d'ètro soldat!
ll(;las! grand Dieu! je lo vois bien pour mui. J'ai déserté, l'on m'y a-t-arrelé.
Trois grenadiers de la maréchaussée Dans l'emprison m'y ont emmené, (bis)
En arrivant d.ins Tendroit où j'allais.
Trois beaux bataillons m*attendaient, Drapeaux volants, la musique en avant, Tambours battant, moncœurs*en va mourant. Il faut mourir, voici le moment, ifm)
Auparavant de me faire mourir,
I^aissez-moi écrire au pays.
J'en écrirai à tous mes parents,
l'ar si je meurs, c'est mon consentement ;
Je vais mourir, voici le moment. (/yi5;
Beaux grenadiers, de moi n'ayez point peur.
Tirez-moi la balle z'au cœur.
Du premier coup qu'ils ont tiré,
De tous cotés, les cervelles ont sauté.
Il faut mourir, voici le moment, (bis)
Diclé par Joseph Brédj, dit Laileur, à Ceyzériat (Ain).
LA BELLE GEOLIERE
A Bourg, dans Tcmprison, II y a t-une jolièro Blancho commo lo jour, Un prisonnier lui fait Tamour.
Etant assis dessus un banc, (Causant, divisant ensemble, Tourna la tête derrière lui, 1/ aperçoit le bourreau veni.
C'est aujourd'hui qu'il Tant mourir, Françoise, belle Françoise.
Kt Tanneau que j*ai à mon doigt.
Tire-le, Françoise, IVn sera pour toi.
Quand la bcUo entend cela, Le s'en va dans sa chambre.
Dedans la ruelle de son lit, Les clefs de Temprison a pris.
Sortez, sortez do Tcmprison, Pierre, mon ami Pierre ; Sortez, sortez de Temprison, Les portes sont à Tanbandon.
Non, je n'en sortirai pas, Françoise, belle Françoise.
Une personne qu'a les fers aux pieds N'a pas toute sa liberté.
Quand la belle entend cela,
Le s'en va chez son juge.
De deux genoux elle s'est jetée,
Demandant pardon pour le prisonnier.
CHANTS LEGENDAIRES ET ANECDOTIQUES nîl
Le juge la prend parle bras :
Levez-vous, belle Françoise.
Il est jugé, il en mourra; Un autre aimant il vous faudra.
Dicté par Jeanne Vugnon, femme Ghcrel, à Ceyzériat (Ain).