RK VENANT DES PAYS-BAS
I/ensont trois garçons volages
Heveuaiil du Pays-Bas.
A leur chemin l'ont rencontré
Une fillette.
I/en a charmé le cœur
T'on-amouretle.
Dites-nous, la jeune fille.
Votre père est-il vivant?
H y a longtemps que mon père Aussi ma mère. [est mort, Le plus près de mes parents.
Je n'ai qu*un frère.
Dites-nous, la jeuno lillo.
Enêtrs-vous mariée?
i )n s'y connaît à vos beaux veux,
A vos finisses,
yue vousêli»s mariée
Dedans Marseille.
Dites-nous, la jeune fille.
Votre frère est-il bien loin?
Mon frère est dedans lo bois ijui court la biche.
JVntends peter le canon, La biche est prise.
Difli* par Jeanne Vuk'non, femme (liicrcl, à Oyiériat (Ain).
JK N'AVAIS QU UiN AMANT
Je n*avais qiriiii fidèlo aimniil.
I^c voilà qui s'engage. S'est engagé dans le régiment.
(Vosl pour porter les armes.
Il n'en fut pas au régiment Ou'il écrit une lettre (Jue la trte lui allait tourner.
S'il n'était auprès d'i'lle.
<^)uand la belle entendit rrla.
Kn cadet elle s'haliille.
Klle h'en va trouver le s«»ri:eKl, Le eominandanl de ville.
Oh ! donc, bonjour, mon sergent^ Mon commandant de ville, Je viens ici pour m'engager; Au pays je m'ennuie.
Quand le sergent a vu cela Si rempli de courage ; Lui met la main sous le menton, Ne trouve point de barbe.
Quelle barbe voulez-vous marquer Un garçon de mon âge.
Je n'ai que dix-sept ans passés.
Je n*ai pas davantage.
Vous qui connaissez les endroits, Où la ville est fort longue, Failes-nous venir de ce bon vin Qui réjouit le monde.
Ils n'en furent pas au cabaret, Après boire bouteille.
Le galant change de couleur, Il pense à sa maîtresse.
r.n.VNTS KÉf.KXDAIRKS EV ANKCnOTIQl'ES 18:i
iJu*avcz-vous donc, beau grenadier, Que la couleur vous ciiange?
On ne fait pas tant le couyon Quand on est au service.
Diclé par Jeanne Vn^Mion, foinnio Cliorol, à Ovzi'rial (Ain)
fM.*.^^S*-9**»-
Mfl!: FANCHON
Fanrhoii, mieFanchoii, ViMix-tu t'en venir dans la f»iH»n'r?
Tu cnlendras ce jjros tainhoiir.
lu tMi feras tant beau séjour, N'rn seras-tu pas Www ronlenle?
Dragon, mon beau dragon, (iOmment m'y faudra-l-il donc faire?
Monp<*ren*onl rien que moi denfant:
Il me chérit si tendrement!
< >h ! quel chagrin pour ma mère !
Fanchon, mie Fanrhon, 11 faudra plier ton haga<^e.
Oh! il tr le faudra plier.
Je te le ferai <»nh»Yrr Par mon cheval «le vovatre
OSANTS LÉGENDAIRES ET ANECDOTlQUfÙS
Troisheurea avant le jour-
Le dragon est venu pour la preodre.
Son père qui ne donnait pas,
Qui le suivait de pas h pas :
Beau dragon, que viens-tadonc Eure?
Papa, mon doux papa,
Je viens dire adieu àFancbette.
Mon régnent part aujourd'hui ;
Auparavant que de partir.
Je viens dire adieu à Fandiette
Dragon, mon beau dragon, Comment m'y faudra-t-il donc faire?
Faudra nous mettre dans ce coin, Peut-être qu'il s'en ira bien; Nous passerons par la fenêtre .
Le père s'est on allé Dedans la chambre do sa femme.
Femme, femme, dors-tu toujours, IN'cnlcnds-tu pas ce gros tambour (Jni vient pour emmener Fauchelle?
CHANTS LKGKNDAIHES ET ANECDOTIOLKS l«î>
Lii mort» s'est lovéo ; Oh ! toul comme un esprit volage Dans sa chambre elle est allée Dans son bhmc lit pour la cht^rchor:
Fanchon se trouve déjà partie.
La mère s'en est allée ; r/est pour voir la cavalerie.
Arn*'te, arrête, régiment.
Je veux parler à mon enfant Oiio ce maudit dragon m'emmène.
Le dragon est allé Pour presser la cavalerie.
Avance, avance, gros tambour; N'écoule pas ces longs discours Puisque ma mie on est contente.
Dicté par Joseph Brôdy, dit Loilour, à Ceyzérial (AioV
— — — jf-Tt A a M j"".^
LA M/VJNTlLLi:
L'aulre jour eu m y proinciiaut Tout le longdu bois DortliMie, A mou choinin j Vi failrcucontro l)*uue bcaulù sans pari* * Je lui parh* d'amourette:
La belle m\i-t-écoulé.
La mautille u'est poiut-z-à toi Elle est à moi, je lai jragnée.
Faut aller de chez le jujre.
Le jujie la jujiera Qui aura ^agné la mautille.
Qui Taura gagnée Taura.
Quand la belle entendit cela :
iialant. quitte ta mantille {ôisi Pour la mettre dessous nous.
De ;;rand peur que la rosée M'attrape mes blancs genoux.
Le ju}:e la bien jujié Tout au prolit de la lille.
La mantille est à la fille Pour lui faire un jupon.
Le restant de la mantille Kn payera la fa(;on.
Quant le galant eut joui Du plaisir de la belle :
Belle, rendez-moi ma mantille, 11 est temps de nous retourner.
Voilà maman qui nous appelle, 11 (*st tiMups de nous en aller.
Quand sa mère la vu venir.
Qu'as-tu fait de ta mantille ?(///> L as-tu bue, l'as-lu mangée.
Ou bien donnée à ces lilles Pour ce joli jru d'aimer?
* Naii'» piiri'il,
4911 CHANTS LÉGENDAIRES ET ANEGDOTijQUES
Je ne l'ai bue ni mangée.
Ni point donnée à ces filles.
En passant le bois Dordène, Trois voleurs j'ai rencontrés.
Ils m^en ont pris ma mantille, Encore ils voulaient me tuer.
Dicté par Jeanne Yugnon, femme Gherel, à Geyzériat (Ain).