‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 88 sur 259 · L'ALLEMAND · texte numérisé non relu

L'ALLEMAND

C*csl un joli Allemand

Qui s'en revient de la guerre.

Il est habillé proprement,

(lalonnc d'or et d'argent.

Il s'en va tout droit à Tauberge.

Bonjour, Madame de céans.

Pouvez- vous loger un homme juste?

Oh! oui, Monsieur, entrez dedans; Nous avons d'apparlcmcnls Et aussi de belles chambres.

Ouand a élé li» soir après souper, I/Allemand appelle la servante :

Servante, de tout ct»la, Débarrassez-moi ces plais. Menez-moi dedans ma chambre.

CHANTS LËGENDAIBES ET ANECDOTIQUB!

Enlre onze heures et la minuit Que rÂllemand se réveille, L'Allemand a été le plus fin.

n se prend, s'en va au jardin Pour enterrer sa culotte.

Elntre onze heures et la minuit Que l'AUemand se réveille, Il se met à crier au voleur.

Pour moi j'ai eu du malheur.

J'en ai perdu ma culotte.

Monsieur, pas tant de bruit, Nous vous dounerons un habit.

Je me soucie bien de i;a., Je vas vous mettre dans l'embarras.

Madame, je vas vous faire pendre.

Dicté par Jeantm Vuguoii] femme ChcrcI, ù Cej'zériat (Aiu).

LIi COMPAGNON CHARRON

r/est un compagnon charron, Koulant de villo en ville.

Il a fait une maitresse Lâ-has dans ce ({uartier.

Oh! di*puis sa houlique.

Oh! il TcMilend chanter.

m moi^ jeune galant,

Je le vas dire à mon père.

La fille dil à son père :

IN're, mariez-moi

Avec un charron hien drùle,

r.ompagnon du devoir.

Tous les soirs, il la va voir, Kn lui disant : La belle, Kn voudrais-lu, ma chère.

L'n compagnon charron?

.Mon mélier pi h» vùtrr.

Belle, s'v conviendront.

Tu veux te marier; Tu es-l-encorc bien jeune.

Il faut faire tes promesses Jusqu'au bout de la saison.

INmr apprendre à connaître IjV métier de charron.

496 CHANTS LÉGENDAIRES ET ANEGDOTiQUES

Le métier du charron, C'est un métier bien drôle, En faisant des voitures, De beaux paires de roues.

En coulant Therminette, Les pieds sur le sentier '.

Dicté par Jeanne VugQon, femme Gherel, À Ceyzériat (Ain).

> Chantier.

Li:S TROIS GARÇONS

Sont trois jeunes garçons Ouis'«Mivonldanslagiierre,(//"s) Toujours en regrettant Le cœur de leur maîtresse Que leur cœur aime tant.

Tiens, voilà ton passeport ) .

Aussi ta carte blanche ) Pour aller voir Nanetto.

Rentourne-toi d'abord.

Le plus jeune des trois Kegretto mieux la sienne, (his) Ma foi. Ta bien raison ; (i*est la plus jolie fille Ou'v ait dans nos cantons.

Le galant s'en va

Chez le përe à sa mie.

Oh ! donc bonjour, mon père.

Et à tous mes parents.

Sans oublier Nanetle

Que mon cœur aime tant.

< Ml ! le garçon s'en va Trouver son capitaine : (...) Bonjour, mon capitaine.

Donnez-moi mon contré.

Pour aller voir .Nanetle Ouo j'en ai (aiit aimée.

Nanette n'est plus ici, Nanelte en est morte, ihk' Morte et enterrée.

Son petit cu»ur est en terre :

Il n'en faut plus parler.

Oh ! le galant s'en va Sur la tombe à sa mie.

Oh! parle-moi donc, mie, Pour la dernière fois.

Mon petit cœur soupire^ Désire de vous voir.

Oh ! le galant s*en va Trouver son capitaine :

Bonjour, mon capitaine.

Me voici de retour.

Puisque Nanette est morte, J*en servirai toujours.

Dicté par Marie Piane^ à Villereversure (Ain).

Li:S TROIS GARÇONS ALLEMANDS

L'aiilro dit jour en tn'y prome- A Tombre de la luno, [nanl A mon chemin rencontre Trois «rarçons-t-Allemands Oui parlent d*amouretttt A la rigueur du temps.

La belle qui n\Hait pas loin, Oui entend toutes ces paroles Ouvrez-moi un peu la porte, Belle, si vous m'aimez.

Car j'en suis-t-en chemise.

En danger dVn mourir.

Où allez-vous? d'où venez-vous?

i Inze heures sont sonnées.

Je vas chez ma maîtresse Qui ma fait demander; L«'i-haut dedans sa chambre.

Je m'en vais lui parler.

Oh! gèle tant que tu voudras, Pourmoijen'm'ensoucieguère.

fialant, tu t*es vanté Que j'élais-l-une fille Faite à ta liberté.

Suis-je pas-t-un garçoa malheureux D*avoir perdu ma maltresse?

J*ai perdu ma maltresse D'y avoir trop parlé.

Jamais garçon ni fille N*y sauront ma pensée.

Dicté par Bléonore Berger, à Journans (Ain).

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