‹ Chansons populaires du CanadaChapitre 65 sur 116 · SS · texte numérisé non relu

SS

Dans un jar- diu couvert de fleurs, Plein de doa

ceurs, Dieu cré- a l'homme a son i- ma- ge. Ce beau sé-

jour E- tait la preuve et le vrai ga- ge De son a-

'mm

mour.

Dans un jardin couvert de fleurs,

Plein de douceurs, Dieu créa l'iiomrae à son image.

Ce beau séjour Etait la preuve et le vrai gage

De sou amour.

DU CANADA IfS

Adam était assis tout seul

Sous un tilleul, Etant couché sur l'herbe tendre,

Tranquillement, Un doux sommeil vint le surprendre

Dans ce moment.

Pendant qu'il dort, sou Créateur

Et son Auteur Lui enl'va doucement un' côte

De son côté ; En forma un' charmante femme

Bare en beauté.

Adam la voyant, s'écria :

Ah! la voilà!

Ah ! la voilà celle que j'aime,

L'os de mes os j Donnez-moi-la, bonté suprême,

Pour mou repos.

Adam, père du genre humain,

Prit par la main Eve, cette charmante belle,

Sa tendre épouse, Devant Dieu se jette avec elle

A deux genoux.

Dieu bénit ce couple charmant

Dans le moment.

Un berceau tissu de verdure

Fut leur logis ; De fleurs j'aime la bigarrure

De leur tapis.

Dieu prit Adam et le coudait

Auprès d'un fruit, Lui disaii t : Mou fils, prend bien garde

Ne toucUe pas A ce beau fruit que tu regardes,

Crains le trépas.

De ce lieu je te fais le roi,

Tout est à toi.

Mais 80uvieu8-toi de ma défense

A l'avenir, Et respect' l'arbre de science,

D'peur de mourir.

Adam prit Eve et lui montra

Cet arbre-là ; Lui disant: Mon épous' chérie,

Gîirde-toi bien De le toucher, je t'en supplie.

Pour notre bien.

Ev' s'étant écarté, un jour.

Dans un détour. Le serpent rencontra la belle

Et lui parla.

Le discours qu'il eut avec elle-

Cher nous coûta.

— Salut à la divinité !

Rare beauté, Perle sans prix, vivante image

Du souverain, L'ornement, le plus bel ouvrag»

De cejardin.

Je te ferai part d'un secret

Dans ce bosquet :

J'ai acquis de la conuaissano»

De ce beau fruit ; Viens donc, tu sauras la science Qu'il eu produit.

Mange ce fruit délicieux,

Ouvre les yeux 1 La friande cueillit la pomme :

Elle en mangea ; £lle en porta à son cher homme

Qui s'affligea.

— Ah! malheureuse, d'oîi viens-tu?

Je suis perdu I Quel est ce fruit? oh donc est l'arbre f

Montre-le moi ! . . . .

Mon cosur devient froid comme marbre)

Dis-moi pourquoi !

— Adam, Adam, entends ma voix,

Sors de ce bois !

Dis-moi donc pourquoi tu te caches j

Quelle raison ....

Et ne crois- tu pas que je sache

Ta trahison î

— Mon Créateur, j'ai reconnu

Que j'étais nu j Mais mon Auteur, mon divin Maître,

En vérité.

J'ai honte de faire connaître

Ma nudité.

— Approche-toi, monstre infernal,

Auteur du mal.

Si tu as détruit l'innocence.

Dis-moi pourquoi ! . . . .

Je vais prononcer la sentence i Ecoute-moi !

"T'as servi d'organe au démon t

Point de pardon !

La terre pour ta nourriture

Tu mangeras; L'homme, dans su juste colère^

T'écrasera.

** Ta n'as pas écouté ma loi,

Femme, pourquoi î Mène une vie pétiiteote ;

Dans ma rigueur, Tu souffriras, lorsqu' t'en fan t'n//

De grand' douleurs.

** Adam, tu mangeras ton pain

Avec chagrin.

Va cultiver la terre ingrate ;

Sors de ce lieu !

Et n'attends plus que je te flatte i

Je suis ton Dieu."

Je te fais mes derniers adieux

Les larm's aux yeux, Jardin charmant, heureux parterre I«

Quel triste sort !

Je m'en vais cultiver la terre

Jusqu'à la mort !

Un ange vint le consoler

Et lui parler, Lui annonçant que le Messie

Viendrait un jour

Naître de la Vierge Marie, Pour leur amour.

Enfla le temps si désiré

Est arrivé.

Die a touché de notre misère^

Envoie son Fils.

Et voilà le fruit salutaire

Qu'il a promis.

UN JOUR L'ENVr M'A PRIS DE DÉSERTER DE FRANCE

Une fort belle chanson ; très-ancienne, très-militaire, et partant toute française.

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Un jour l'en- vie m'a pris

De dé- ser-

Izrt

ter de Fran-

ce.

Dans mon che- min j'ai

Dans les autres couplets on passe cette mesure

■^-=.--=(sr-

ren-con- tré Ma cbarman- te beau- té; Je me

irt^

suis ar- rê- té : C'é- tait pour lui par- 1er.

Un jour l'eavi' ma pris )

De déserter de France. \ ^ ^^'

Dans mon chemin j'ai rencontré

Ma charmante beauté ;

Je me suis arrêté :

C'était pour lui parler.

Je vois venir, là-bas,

Ah ! cinq ou six gendarmes.

J'ai mis mon habit bas,

Mon sabre-z-à la nuiiuj Je me suis battu là Comme un vaillant soldat.

Le premier que je tuai, > .^^.^ Ce fut mon capitaine. \^ Mon capitaine est mort, Et je m'en souci' fort ; II est mort en ce joui' : Demain sera mou tour.

Ils m'ont prie, ils m'emmènent, ? /. . v C'est à la citadelle. S ^''^'

Mon procès fut jugé

Par quatre grenadiers :

C'est d'être fusillé

Ou bien d'être tranché !

— Tirez-moi droit au cœur ) ,. . > Ou bien dans la cervelle. $ ^ '

Celui qui m'aimera,

Droit au cœur tirera,

Pour me faire mourir

Sans me fair' trop sonffiir-

Il8 l'ont pris, ils l'emmènent, ) /. • v C'est à la Place d'Armes. J ^'^"'

Lui ont baiulé les yeux

Avec un mouchoir blauc...

Je me suis écrié :

La belle est sans amant ! . . . .

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