LE JOUR
Cette jolie légende se chante dans le midi de la France, en patois provençal, (Voir les Chants populaires et historiques de la Provence^ recueillis et annotés par M. D». Arbaud, page 133, vol. 1.) On la chante aussi en langue française dans les départements de l'ouest. Dans les versions données par M. Bujeaud {La vielle d'argent) et par M, Arbaud (Liseto), les ravisseurs ne se font pas cavaliers mais mendiants, et aussi un peu troubadours, car ils jouent d'une vielle d'argent ou d'une viole endorée. Le tout se termine avec l'enlèvement. Le charmant couplet que nous chantons ici :
Si vous m'aviez mariée A rage de quinze ans, etc.
fait défaut dans les deux versions françaises.
Notre air canadien, un des plus beaux et des plus caractéristiques de ce recueil, l'emporte aussi de beaucoup sur ceux de ces deux versions. Il appartient au premier mode authentique de la tonalité ancienne, ce qui n'ôte rien à son mérite.
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Dans Pa- ris, ya-t-u-ne bru-ne Plus bell' que le
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jourj Sout trois bourgeois de la vil- le Qui lui font l'a-
mour. Qui lui font l'a-inour, la lu- ret- te, Qui lui
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font l'a- niour.
Dans Paris ya-t-une brune
Plus bell' que le jour ;
Sont troi* bi>urgeois de la ville
Qui lui font l'amour.
Qui lui font l'amour, la lurette,
Qui lui font l'amour.
Sont trois bourgeois de la ville Qui lui font l'amour.
Ils se disaient l'un à l'autre :
Comment l'auiions-uousf Comment, etc.
Ils se disaient l'un à l'autre :
Comment l'aurions-nous ?
Le plus jeun' se mit à dire :
Moi je sais le tour.
Moi je sais, etc.
Le plus jeun' se mit à dire Moi je sais le tour :
Je me frai faire une selle Avec tous ses atours.
Avec, etc.
Je me frai faire une selle Avec tous ses atours; Et j'irai de ville en vill^ Toujours à son nom. Toujours, etc.
Et j'irai de ville en ville Toujours à son nom.
— Enseignez-moi donc, mesdames^ Le chemin des grands.
Le chemin, etc.
— Enseignez-moi donc, mesdames^ Le chemin des grands.
Allez, filiez donc, ma fille, A ce pauvre passant.
A ce pauvre, etc.
Allez, allez donc, ma fille, A ce pauvre passant ; Allez jusqu'à la barrière :
Re venez- vous-en.
Revenez, etc.
Allez jusqu'à la barrière:
Revenez- vous-en.
La fille était jeun ettOy Elle a 'té plus avant.
Elle a 'té, etc.
La fillette était jeunette, Elle a 'té plus avant; Le galant qu'est fort adroitte Lai a donné la main.
Lui a donné, etc.
Le galant qu'est fort adroitfce Dai a donné la main ; Il la prit et il l'emmène Sar son cheval blano.
Sur son cheval, etc.
n la prit et il l'emmène Sur son cheva! blanc ; Le cheval blanc qui les mène Va plus raid' que le vent Va plua raide, etc.
Le cheval blanc qui les mène Va plus raid' que le vent.
— Adieu père et adieu mère, Adieu toua mes parents I Adieu, etc.
Adieu père et adieu mère, Adieu tous mes parents !
Si voua m'aviez mariée A l'âge de quinze ans....
A l'âge, etc.
Si vous m'aviez mariée A l'âge de quinze ans, Je ne s'rais point dans la ville Avec tous ces brigands^ Avec tous, etc.
Je ne s'rais point dans la ville Avec tous ces brigands. ...
— Je n'suis point brigand, la belle^ Je sols votre amant.
Je suis, etc.
Je n'snis point brigand, la belle.
Je sois votre amant.
Versez, versez, daos mon verre, Dans mon verr', du vin.
Dans mon verre, etc.
174 CHANSONS POPULAIRM
Versez, versez dans mon verre, Dans mon verr', du vin.
A la santé de la belle Et de son amant.
Et de son, etc.
A la santé de la belle
Et de son amant;
A sou père et à sa mère
Et à tous ses parents.
Et à tous ses parents, la lar6tt%
Et à tous ses parents.