VOICI LE TEMPS ET LA SAISON
J*ai chanté cette mélodie à un citadin, qui l'a trouvée très monotone et très-laide. Monotone, oui ; laide, cela dépend.
Cette mélodie (qui appartient au second mode du plainchant) est de celles qui n'ont de beauté que dans la bouche des gens de la campagne. Il y a quelque chose de triste et de doux dans la voix des campagnards qui donne un charme tout particulier à ces airs monotones dans lesquels semble se refléter toute leur existence. Il en est des voix des habitants de la campagne comme de leurs yeux. Leurs regards, accoutumés à embrasser l'horizon immense et des scènes uniformes, ont une quiétude, iin calme, une monotonie si l'on veut, que l'on ne rencontre jamais chez les habitants des villes.
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Vol- ci le temps et la. sai- - son, Voi-ci le temps et la sai- - sou Ah ! vrai, que les jour-
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né's sont Ion- - gués, Ah 1 vrai, que les jour-né's sont guesl
DU CANADA IW
Voici le temps et la saison {bis)
Ahl vrai, que les journées sont longues! (bis)
Lés amoureux ont bien le temps {bis) D'a'en aller voir leurs jolies blondes, (bis)
Bt moi qui suis dans les prisons, (bis) Je ne peux aller voir la mienne, (bis)
Ma mignonne a de blonds cheveux, {bis) Qui lui vont ju3(iu'à la ceinture, {bis)
— Mon amant, il n'est pas ici : {bis) 11 est là-bas, dans ce navire, {bis)
— La belle, le connaissez-vous {bis)
Par son beau chant et son beau rire? {bi$)
La belle, voulez- veus yaller? (bis) Je vais aller vous y conduire. (Mb)
La belle a eu le pifld légar, {bis) Dans le navir' s'est eiabarq.iée. {bis)
Quand ils fnr'nt à cent lieues sur mer, (bit) Une tempêt' s'est élevée, {bis)
Le navire a coulé au fou 1 ; (bis) Le beau avec sa mie. {bis)
Le contre-maître s'est sauvé (bit) Dedans sa chaloupe jolie, {bis)