WEBSTER, N.Y
Sciences Corporation
Le 4:
C’est François Marcotte
Qui s’habille ben propre Pour aller en promenade; C’est à Deschambault,
Chez Monsieur Boudrault :
C’est une fille qu'il lui faut, —Bonjour Madam’ Boudrault, — En faisant le faraud,
Faisant des politesses, —
Des civilités
A la compagnée !
Marcotte fit un” belle entrés !
Quand il fut entré,
Il s’agit de parler
Des affair’s de conséquence :
De sa bien aimée
Il s’est approché :
C'était pour la demander, —Je suis bien pressé,
Je veux me marier,
Je crains de vous surprendre $ Vous excuserez
La brutalité
D'l’abord de mon arrivée,
—Vous ét’s tout excusé, Vous pouvez continuer ; Revenez plusieurs voyages !
Pour vous marier,
11 faut espérer (attendre) Que mon pèr” soit arrivé.
Marcotte s’est retiré, Pensant bien qu'il l’auraît Dans un second voyage ; Ne s'imaginant pas
Qu'en faisant tout cela,
El!’ voulait le planter là,
L'automne est revenu, Boudrault ne revient plus, | Marcotte est d'un bord et d'l’autre :
O’est pour s'informer,
De tous les côtés,
Si Boudrault est arrivé.
S'en va à Deschambault, Rencontr’ Monsieur Boudrault Et fait sa connaissance :
—Veuillez bien m'excuser, C’est pour vous demander Votre fille à marier.
— Parlez-moi, mon ami, Tout vous est permis :
Vous avez tant d'avantages!
Vous avez de l'esprit,
Sans compter l'industrie :
Vous êt's homme de génie.
Puis on m'a raconté
Que vous vous vantiez
Que vous auriez bien ma fille ; Pour vous récompenser, Nous allons vous donner Une pell’ bien amanchée.
Revenons à Marcotte,
Il a pris sa capote ;
Il a l'air tout imbécile :
Son cisque abattu,
Il a l’air tout bourru:
Marcott’ ne se r'connait plus, Il s’en va promptement Atteler sa jument
Chez s01 oncle Paul Abelle, En disant :—Supre gai!
Je suis effarouché
De la pell’ qu'ils m’ont donnée !