FRANCOIS MARCOTTE
On a vu dans les coupleis qui précèdent, une très-
mordante satire contre les petits moyehs mis en jeu par un homme préoccupé dé faire sa fortune rapidement. Voici une autre satire, non moins mordante, dont les garçons quise vantent de faire tourner la tête à toutes les filles pourront tirer leur profit. ‘ette chanson cst tout à fait dans le génie cana-
dien. François Marcotte qui:
... s'en va promptement
Atteler sa jument
Chez son oncle Paul Abelle, est bien un vrai type de faraud campagnard.
C’est une coutume commune aux peètes rustiques de la France et du Canada de se consacrer à cuxmêmes le dernier ou les derniers couplets de leurs chausons. Presque tontes nos chansons d'élections, de même que les ‘comiplaintes composées à l’occasion d’un malheur arrivé à une famille ou à une paroisse,
finissent par le couplet sactamentel :
Qui a composé la chanson, etc.
Qui a composé cette complainte, etc.
On doit d’autant plus volontiers pardonner cette petite faiblesse aux poètes populaires que l’on est
“ceoutumé à voir des poètes d’un ordre plus élevé Le
parler d'eux-mêmes, se décrire, se venter, se biograp'icr d'un bout à Pautre de leurs œuvres.
L'air de cette chanson n’a rien d’original et n’est
pas canadien. C’est une ancienne mélodie française vu anglaise.
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