MON BEAU RUBAN GRIS
On a vu plus haut que notre chanson Cécilia se
chante encore en France. Dans la version française se trouvent les couplets suivants qu'on ne chante nulle part en Canada :
€ Que disent les oiseaux des bois ?—Que les femmes ne vale rien, —Et les hommes encor bien moins.-- Pour les fill’s, ils en dis’nt du bien.”
Chose assez singulière, je retrouve à peu près ces mêmes couplets dans Mon beau ruban gris. Dans Pune et l’autre chanson les hommes sont assez mal menés, et c’est bien fait pour eux : il y a longtemps que leur sans-façon à l’endroit des ‘‘ oiseaux des bois ”; leur attirait cela.
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Ce sont les da- - mes de Pa- ris, Ce DURS FAR EUR Fa 18 GES RE , EE RE —$- —t—# lt re — Spas 1=—g-- —W-sont les da- - mes CSiEA Pa- Le Qui font blan-
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chi- re leurs lo- gis, Mon ee ru- bou gris, mon Eu ru-ban
DES EE RE e CN D D 7 D nt PA M D em ou gris. Mon beau ru- Shan jaun’, Mon jo- ligris- jaun’, Mon
li, Mon b:auru-ban gris.
Ce sont les dames de Paris (bis) TRS EEE Qui font blanchire ‘eurs logis, Mon beau ruban gris. (bis) Mon beau ruban jaune, Mon jo: gris-jaune, Cécilia se Mon gris joli, n française Mon beau ruban gris.
hante nulle Qui font blanch're leurs logis, (bis* Depuis la table jusqu’au lit, les femmes Mon beau ruban gris, etc.
| moins.—— Depuis la tabl: jusqu'au lit, (bis) u près ces Depuis le lit jusqu'au châssis, Mon beau ruban gris, etc.
ris. Dans t'assez mal Depuis le lit ju-qu’au châssis, (bis) , longtemps Depuis l'châssis jusqu’au jardin, x des bois ” Mon beau ruban fin, etc.
Depuis l'châssis jusqu’au jardin. (bis) Dans ce jar in lui ya-t-un puits ES DT Mon beau ruban gris, etc.
Dans ce jardin lui ya-t-un puits (bis) Yousque les oiseaux font leurs nids, Mon beau ruban gris, etc.
i font blan- B— RE AE à Er «x ] Yonsque les oiseaux font leurs nids, (bis)
beau ru-ban La caille ct aussi la perdrix.
FES Mon beau ruban gris, etc.
jaun’, Mon
CH
La caille et aussi la perdrix. (bis) La caille dit en son latin, | Mon beau ruban fin, etc.
La caile dit en son latin (bis) Que ‘es hommes ne sont point fins, Mon beau ruban fin, etc.
Que les hommes ne sont point fins, (bis) Mais contr’ les femm’s, ell’ ne dit rien, Mon beau ruban fin. (bis)
Mon beau ruban jaune,
Mon jo:i gris-jaune,
Mon gris joi,
Mon beau ruban gris.
MON BEAU RUBAN GRIS, bis)
(Autre air recueilli par M. l'abbé P. Lagacé.)
Cette douce mélodie dont les notes, presque toutes de valeurs égales, roulent constamment dans un mode antique, est bien un type de ces chansons populaires dont J.-J. Rousseau a dit: ‘“.... Les airs ne sont pas piquants, mais ils ont je ne sais quoi d’antique et de doux qui touche à la longue..... Ils sont simples, naïfs, souvent tristes ; ils :‘'aisent pourtant.” La phrase mélodique qui comrience avec i:s mots : Ah! mon beau ruban jaune, etc.” ne devrait cornmencer, régulièrement, qu’une mesure plus tard. Cependant, cette espèce d’enjambement est loin d’être dénué de charmes.
Rp bis tr rer nantes emnmnene memes ————— pp —-ÿ) —
Ce sont les da-mvs de Pa- ris, Ce sontles à ee me EE RE ONG RIRES ra P RSC EEE PRE cas
jo- li gris jau- ne, mon gris, Mon Leau ru-ban jau-ne jo-li,