QUAND J'ÉTAIS CHEZ MON PÈRE
Il y a tout lieu de croire que ces couplets sont fort anciens, si, comme je le pense, le mot ‘ baron ” y est employé pour exprimer, au générique, un grand seigneur:
Mon petit cœur en gage N'est pas pour un baron.
Par ici-t-il y passe Trois cavaliers barons.
sense. ..
“Chaque fois, dit M. Arbaud, que nos chants parjent d’un homme noble, puissant, ils l’appellent un baron, c’est-à-dire, un homme par excellence, comme le bar germanique dont il dérive. Et ne croyez pas qu’ils prennent ce mot dans son acception féodale ; non, car ils le donnent aux saints:
Lou l'aroun sant Alexi—<e voou pis maridar.... ils le donnent aux plus hauts personnages :
Aperaquit passavo—lo1 fiou d'un rei baroun....
Mais quand la hiérarchie féodale constituée eut rejeté presque au dernier rang ce titre de baron, il perdit naturellement sa valeur superlative........” (Chants PAPRETERCE l& Provence, page XVI de la préface.)
CIT\NSONS POPULATRES
Cette chanson, : laquelle on attribue une origine normande, se chante dans toutes les parties de la France, mais avec des refrains et sur des airs que
nous ne connaissons pas ici.
Un chante dans le cointé de Maskinongé :
RE M'envoi-t-à la fontiine Pour pêcher du puisson......
à Québec : ess: M'envoi’-t-à la fontaine Pour emplir mon cruchon......
ct en France :
......d'allais à la fontaine Pour cueillir du eresson......
J’ai recueilli cette mélodie de la bouche d’une femme qui me l’a répétée un grand nombre de fois, et toujours telle que notée ci-dessous, avec tous les mi et les fa naturels.
DEEE TE = Spas Lace ses pè- re Pe- tite et jeun’ é- tions, dondai-ne, don,
RE
Pe- tite et jeune é- tions, don- dE ne.
Quand j'étais chez mon père (bis.)
Petite et jeune étions, (ou : Petite Jeanneton,) Dondaine, don,
Petite et jeune étions,
Dondaine.
une origine rties de la des airs que
° re +
uche d’une re de fois,
: tous les mi
anneton,)
M'envoi’-t-à la fontaine (bis.) Pour pêcher du poisson, Dondaine, don, etc.
La fontaine cst profonde, (bis.) J'me suis coulée au fond, Dondaine, don, etc.
Par ici-t-il y passe (bis.) Trois cavaliers barons, Pondaine, don, etc.
—Que donneriez-vous, balle, (bis.) Qui vous tir’rait du fond Dondaine, don, etc.
—-Tirez, tirez, dit-elle, (bis.) Après Ça, NOUS VerTOns .....
Dondaine, don, etc.
Quand la bell’ fut tirée, (bis.) S'en fut à la maison, Dondaine, don, etc.
S’assit sur la fenêtre, (bis.) Compose une chanson, Dondaine, don, etc.
—-Ce n'est pas ça, la belle, (bis) Que nous vous demandons, Dondaine, don, etc.
C'est votre cœur en gage, (bis.) Savoir si nous l’aurons, Dondaine, don, etc.
un. D * ; ;
—Mon petit cœur en gage, (bis.) N'est pas pour un baron, Dondaine, don, etc.
Ma mère me le garde (bis)
Pour mon joli mignon, Dondaine, don,
Pour mon joli mignon, Dondaine,.
LA BIBOURNOISE,
Cet étrange refrain nous vient de nos ancêtres de la vieille France. Notre variante diffère assez peu de celle qui se chante encore aujourd’hui dans le Dauphiné, mais les airs ne se ressemblent pas. La Bibournoise est une des chansons favorites des élèves du petit-séminaire de Québec. J’ai souvent entendu dire que deux anglais ne peuvent déboucher de concert une bouteille de champagne sans chanter God save the Queen ; je crois qu’il est également impossible à deux élèves du petit-séminaire de Québec de se rencontrer en vacance sans chanter la Bibournoïse.
Quand étiez mon ae Pe- ti- te Jeanne-
CR
ton,la glin,glan, glon, M'en- voi.t-à la fon- tai-ne Pour
— sn Gris trs em- plir mon cru- chon, La Bi- bour- noi- se, Sont-c'des 2 RC, PDP Ep PRO RE ENS 5 me he ps | 0 + | | | =” = ee. de DES
pois, des pois, Ces fêv’s, des fêv's et d’l'o- gnon? N’ya-t-i
js = bon,
da- ril- lon, da- ril- lon, Oh!
la gar-ga- ran- çon bi- bour-noi- se, ere Fe,
faisons le: sautde la gar-ga-rançon bibour- noi- 8e.
(Pour les autres paroles, voir Quand j'étais chez mon père.)
- lon, Oh!
Fr bon, bon,
AE
oi- 8e.
n père.)