SUR LE PONT D’AVIGNON
Le célèbre pont de l’ancienne capitale du Comtat d’Avignon a été construit vers le onzième siècle.
Feu M. l'abbé J. Lebourdais m’a dit avoir chanté la chanson qui va suivre en traversant ce pont fameux, au grand étonnement de ses compagnons de voyage, qui ne pouvaient comprendre comment une pareille vieillerie avait pu se conserver en Canada.
On chante dans le district de Ttois-Rivières :
Sur le pont d’A-vi- gnon, Sur le pont d’A-vi-
gnon ‘Trois da-mes, etc.
Mais la version donnée ci-après est peut-être plus répandue.
Les paroles que l’on va lire ont été recueillies à la Rivière du Loup, comté de Maskinongé. Je donne les derniers couplets pour ce qu’ils valent.
le pont d’A- vi- gnon Trois da- mes s’y pro-
mè- nent, ma don- dai- ne, Trois da- mes sy pro-
mè- nent ma don- dé.
Sur le pont d'Avignon, (bis)
Trois dames s’y promênent, Ma dondaine,
Trois dames s’y promènent, Ma dondé.
Tout’s trois s’y promenant (bis) Laissent tomber leurs peignes, Ma dondaine, etc.
Trois allmands passant (bis) Ont ramassé les peignes, Ma dondaine, etc.
— Allemands, allemands, (bis) Ah! rendez-moi mon peigne.
Ma dondaine, etc,
—Ton peign’ tu n'auras pas (bis) Qu'tu n'ai payé mes peines, Ma dondaine, etc.
—Quel pa-ye-ment veux-tu (bis) —Un baiser de toi, belle, Ma dondaine, etc.
—Prends-en un, prends-en deux (bis) Prends-en trois à ton aise, Ma dondaine, etc,
Mais ne t'en vante pas: (bis) Tout garçon qui se vante, Ma dondaine, etc.
On les estime pas, (bis) Car ils ont femme en France, Ma dondaine, etc.
Et des petits enfants (bis) Qui vont battre à la grange,
Ma dondaine, Qui vont battre À la grange, Ma dondé,