‹ Chansons populaires du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 50 sur 165 · FENDEZ LE BOIS, CHAUFFEZ LE FOUR · texte numérisé non relu

FENDEZ LE BOIS, CHAUFFEZ LE FOUR

Beaumarchais a dit quelque part : ‘“ Ce qui ne vaut pas la peine d’être dit on le chante.” Assurément les couplets qui suivent justifient parfaitement cetaxiôme ; cependant, la petite mélodie qui les accompagne est si délicate, si belle, qu’elle leur prête une certaine poésie. Je me souviens que lorsque, tout enfant, j’entendais chanter ces deux vers, par une pure et douce voix de femme :

Tous mes parents venaient m'y voir; Celui que j'aime ne vient ps ....

j'éprouvais un sentiment de mélancolie d’un charme indéfinissable. Tant il est vrai que le vers le plus vulgaire peut faire jaillir les larmes lorsqu'il est ennobli par une mélodie distinguée ou même par les simples accents d’une triste et naïve cantilène populaire.

Der. rièr’ chez nous ya “champ de pois,

Derrièr’ re nous 18 ya nb de puis : J en cueil- lis deux, j'en

man-geai trois. Fen-dez le bois, chauf-fez le four,

" à — mu . D. de la dernière

FE AS 2—-e— 2 partie à volonté.

Dorinez la belle, il n'est point jour.

De‘rièr’ chez nous, ya champ de pois: (bis) J'en cueillis deux, j'en mangeai trois, Fendez le bois, chauff z le four,

Dormez la belle, il n’est point jour.

J'en cucillis deux, j'en mangeai trois; (bis) J'en fus malade au lit, trois mois, Fendez le bois, etc.

J'en fus malade au lit trois mois ; (bis) Tous mes parents venaient m'y voir.

Fendez le bois, etc.

Tous mes parents venaient m'y voir ; (bis) Celui que j'aime ne vient pas.

Fendez le bois, etc.

Uelui que j'aime ne vient pas ... (bis) Je l'aperçois venir là-bas.

Fendez le bois, chauffez 1: four, Dormez la belle, il n'est point jour.

Page 1