VOICI LE TEMPS ET LA SAISON
J’ai chanté cette mélodie à un citadin qui l’a trouvés très-monotone et très-laide. Monotone, oui ; laide, ça dépend.
Cette mélodie est de celles qui n’ont de beauté que dans la bouche des gens de la campagne. li y a quelque chose de triste et de doux dans la voix des campagnards qui donne un charme tout particulier à ces airs monotones dans lesquels semble se réfléter toute leur existence. IL en est des voix des habitants de la campagne comme de leurs yeux. Leurs regards, accoutumés à embrasser l’horizon immense et des scènes uniformes, ont une quiétude, un calme, une monotonie si l’on veut, que l’on ne rencontre jamais chez les habitants des villes.
GERE RES
Voi- ci le tempset la sai- a le
sai- - son Ah! vrai, que les jour-
né’s sont lon- - gues, Ah! vrai, que les jour-né’s sont
ES
lon- - gues!
Voici le temps et la saison (bis) Ah ! vrai, que les journé’s sont longues ! (bis)
Les amoureux ont bien le temps (bis) - D's’en aller voir leurs jolis blondes. (bis)
Et moi qui suis dans les prisons, (bis) Je ne peux aller voir la mienne, (bis)
Ma mignonne a de blonds cheveux, (bis) Qui lui vont jusqu'à la ceinture. (bis)
—Mon amant, il n’est pas ici: (bis) Il est là-bas, dans ce navire. (bis)
—La belle, le connaissez-vous (bis) Par son beau chant et son beau rire? (bis)
La belle, voulez-vous yaller? (bis) Je vais aller vous y conduire. (bis)
La belle a eu le pied léger, (bis) Dans le navir’ s'est embarquée. (bis)
Quand ils fur’nt à cent lieues sur mer, (bis) Une tempêt’ s'est élevée. (bis)
Le navire a coulé au fond ; (bis) Le beau avec sa mie. (bis)
Le contre-maître s'est sauvé (bis) Dedans sa chaloupe jolie. (bis)