JE NE VEUX PAS D'UN HABITANT
Nous n'appelons habitant, en Canada, que celui qui possède une terre à la campagne et qui la cultive luimême. Les ouvriers et les journaliers qui demeurent à la campagne ne sont pas des habitants, pas plus que les résidants des villes. L'origine de cette distinction remonte, sans aucun doute, aux premiers temps de la colonie. La société canadienne d'alors se composait, à part les ecclésiastiques, de trois classes d'hommes: les soldats, les . commerçants et les agriculteurs, Les premiers n'étaient ici, pour la plupart, que temporairement, tandis que les agriculteurs, en s'emparant du sol même du pays, s'y tixaient d'une mauière irrévocable, et devaient être seuls cousidérés comme les véritables habitants de la colonie. Ou m'a chanté cette mélodie tantôt avec le sol dièze, tantôt avec le so{ naturel.
A part les couplets où il est question d’un habitant et d’un colporteur, toute cette chanson nous vient de France. On en chante encore une variante aujourd’hui en Saintonge.
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bien me ma- ri- er, Mais j'ai grand’ peur de me trom-
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== EE sont si mal-hon- nê- tes! Malu-ron, malu- ret- te, Ils M es mpeg) (mmqete) Me Jet de mocpeteeneient jebnepenn ane Pass mp pm na Le] ==LE=| 0-02?" mme, En Et Faut | ==" |]
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sont si mal-hon- uê- tes! Mualu-ron, ma lu- ré.
Je voudrais bien me marier, (bis) Mais j'ai graud’ peur de me tromper: (bis) Ps sont si malhonnêtes!
Ma luron, ma lurette, Is sont si malhonnêtes !
Ma luron, ma luré.
Je ne veux pus d’un habitant: (bis) Il faut toujours aller au champ, (bis) £t rouler la charette, Ma luron, etc.
Je ne veux pas d’un laboureux: (bis) Il faut toujours toncher les bæufs (bis) Et manier la curette, Ma lurou, etc.
Je ne veux pas d'un colporteur, (bis) Rarement ils se font honneur (bis) En portant la cassette, Ma luron, etc.
Pour un notair’, je n’en veux pas, (bis) Car ils passent trop de contrats. (bis) Ils embrass’nt les filettes,
Ma luron, etc.
Je ne veux pas d’un médecin: (bis) als ont toujours pilul's en main, (bis) Des pris's et des lancettes, Ma luvon, ete,
Je ne veux pas d'un avocat, (bis) Car ils aiment trop les ducats. (bis) Ils trompent les filettes,
Ma luron, etc.
Je voudrais bien d’un officier: (bis) Je marcherais à pas carrés (bis) Dans ma joli’ chambrette, Ma luron, ma lurette, Daus ma joli chambrette, Ma luron, maluré.