J'AI TANT DANSÉ, J'AI TANT SAUTÉ
Une variante de cette chanson se chante dans le Cam. brésis, en France, On en chante aussi une autre dans le Bas Poitou : Le Cordonnier de Nantes. Le refrain de notre version canadienne est d'une gentillesse, d'une légèreté
charmantes.
Voir see.
J'ai taut dau-s6, j'ai tant sau-té, Dausons ina ber- — = - 4 ge -[-e -# LR TT A | CRC 1 J'en ai dé-cousu mou s Voix seule, puis la reprise en chœur æ seule, l .
n- bre, Dan-sous tu ber- gèr ju- li- meut, que
x ox | " " mnt | ! # ; À L | | ne” | SAS
le plancher en rom- pe:
J'ai tant dansé, j'ai tant sauté, Dausous ma bergère oh! gai, J'en ai décousu mo: soulier.
A l'ombre, Dausous ma bergèr’ joliment, Que le plancher en rompe !
J'en ai décousu mon soulier,
Dansons ma bergère, oh ! rai.
J'ai té trouver le cordonnier.
A l'ombre, etc,
Am:
18 le otre
sreté
J'ai ’té trouver le cordonnier, Dansons ma bergère, oh ! gai.
— Beau cordonnier, beau cordonuier,
A l'ombre, ete,
Beau cordonnier, beau cordounier,
Dansons ma bergère, oh ! gai.
Veux-tu race moder mon soulier ?
A l'ombre, ete,
Veux-tu rncc'inoder mon soulier ?
Disons ma bergère, oh ! gai.
Je te donn'rai un son marqué.
A l'ombre, ete,
Je te donn'rai ne sou marqué,
Dausons ma bergère, oh ! gai,
—De sous marqués j'en ai-2-18302, À l'ombre, ete,
De sous marqués j'en ai-Z-A9808, Dansons na bergère, oh! gai, Faut aller trouver le curé,
A l'ombre, ete.
Faut aller trouver le curé,
Dansons ma | ergère, oh! gai,
Pour dans un mois nous marier.
A l'ombre, etc,
Pour dans un mois nous marier,
Dansons ma bergère, oh! gai.
—Nenni, un mois n’est pas assez, A l'ombre, etc.
Nesni, un mois n’est pas assez,
Dansons ma bergère, oh ! gai.
Faut m'attendre encore une année.
‘ A l'ombre,
Dansons ma bergèr’ joliment,
Que le plancher en rompe !
DIGUE DINDAINE
Ne dirait-on pas que cette mélodie d’une si délicate beauté se termine sur la dominante tout exprès pour imiter le son continu du petit bou: don de la musette, qui fait encore entendre sa note dominante alors que le musicieu a fini d’exécuter son air ? Cette chanson, aussi belle come poésie que comme musique, nous vient de la France, où elle n’est pas non plus tout-à-fait oubliée. L'air sur lequel M. Wekerlin (collaborateur de M. Champfleury,) l'a notée, dans les Chansons populaires des provinces de France, est fort joli, mais ressemble peu au nôtre ; quant aux paroles, publiées dans le même ouvrage, et qui se chantent dans le Nivernais, elles sont loin d’ètre aussi poétiques que cellesde notre version canadienne. Comme
dans notre chanson, il s’agit, dans la version française,
d’une petite fille “ encore jeunette ” qui part pour garder so. troupeau et qui oublie son déjeüner. ‘“ Un valet de chez son père ” va le lui porter et la trouve tout attristée de la dispersion des intéressants quadrupèdes commis à sa garde ; le galant valet embouche alors un instrument champètre et fait revenir comme par enchantement le troupeau au pied de la bergère. Mais ic: commence la bifurcation : le troupeau de la chanson française n'est pas composé de moutons mais bien de prosaïques enfants de la race porcine...., lesquels se mettent, eux aussi, à
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danser, Mais suns se tenir par la patte, —ce qui est beaucoup moins élégant.
Pn’y avait qu'la grand’ trui’-caude Qui ne voulait pas danser,
ajoute la chanson française ; mais le chef de la bande vient la prendre par l'oreille et lui dit :
Commère, il nous faut danser !....
acte d’une autocratie révoltante, en opposition directe avec les immortels principes de 89, comme diraient certains grands journaux de Paris, et qui dut soulever une bien
grande indignation parmi toute la gent soyeuse.... ce que, cependant, ia chanson ne dit point.
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Quand j'é- tais dechez mon pè- re, di- gue din-
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SSSR, DORE, | 1 — — D D -——— =D 82 — Eee Re mehr dai- ne, Jeu-ue fille à ana- ri-
à ma-ri-
Quand j'étais de chez mon père, digue diidaine, Jeune fille à marier, digue dindé, Jeune fille à marier, (bis)
I m'envoie de sur ces plaines, digue dindaine, Pourre les moutons garder, digue dindé.
Pourre les moutons garder. (bis)
Moi qu'étai’-t-encore jeunette, digue dindaine, J’oubliai mon déjeûner, digue diudé.
J’oubliai mon déjeûner. (bis)
Un valet de chez mon pèra, digue dindaine, Est venu me l’apporter, digue dindé. Est venu me l'apporter. (bis)
—Tenez, petite brunette, digue dindaine, Voilà votre déjeûver, digue dindaine,
La) Voilà votre déjeûner. {bis)
—Que voulez-vous que j'en fusse, digue dindaine, Mes moutons sont égaré, ! diguv dindé.
Mes montons sont égarés ! (bis)
—Que donneriez-vous la belle, digne dindaine, Qui vous les ramènerait ? digue dindé.
Qui vous les raumèncrait ? (bis)
Ne vous mettez point-z-en peine, digue dindaine, Je saurai bien vous payer, digne dinilé.
Je saurai bien vous payer. (bis)
Il a pris son tirelire, digue disiduine, I se mit à turlnter, disue dindé, Il se mit à turlnter. (bis)
Au son de son tirelire, digue dindaine, Les moutons s’ sont assemblés, digne dindé.
Les moutons s’ sont assemblés. (bis)
Ils se sont pris ar la patte, digue dindaine, Et se sont mis à danser, digue dindé.
Et se sont mis à danser. (bis)
l’n’y-avait qu’un’ vieill grand’-mère, digue dindaine, Qui ne voulait pus danser, digue diudé. Qui ne voulait pas danser. (bis)
—Oh ! qu'a’ vous, mu vieil! grand’-mère, digue dindaine, Qu’avez-vous à tant pleurer ? digue dindé.
Qu'avez-vous à tant pleurer ? (bis)
—Je pleure ton vieux grand-père, digue dindaine, Que les loups ont étranglé ! digue dindé, Que les loups ont étranglé ! (bis)
Ils l’ont traîné dans la plaine, digue dindaine, Et les os lui ont croqué, digue dindé.
Et les os lui ont croqué. (bis)
\ s4 CHANSONS POPULAIRES MON CRI CRA, TIR’ LA LIRETTE
O Un ancien missionnaire, M. l'abbé Sévère Dumoulin, a enc entendu chanter ce jnveux refrain par des canotiers ca- | les € nadiens de la Rivière-Rouge. M. l'abbé P. Pouliot, qui “ la appris de M. Dumoulin lui-même, l’a chanté à M, 7, vale ' l'abbé J. Auclair de qui je l'ai recueilli. Il n’est pas sans fills, intérêt de constater comment la chanson de pauvres | Ch canotiers perdus dans un pays lointoin et demi-sauvage, d: mêm est venue se placer à la page cinquante-quatrième de ce ; ds volume. LÉ ne
jours
En. den de fos